Brasserie Le Français
« Bourg-en-Bresse : la gloire du Français »
Historique et légendaire, le lieu date de 1897. Mais la famille Ramboz l’anime depuis 1932 avec ferveur. Pierre représente ici la 3e génération tandis qu’Edouard incarne la 4e. La maison, avec ses hauts plafonds, ses stucs, ses moulures, ses patères, ses banquettes, ne manque ni de charme ni de caractère, comme d’ailleurs la cuisine dans le droit fil de la tradition rhône-alpine.
Au menu, les grenouilles sauvages fraîches à la persillade, les quenelles de brochet moelleuses sauce Nantua largement crémée avec ses queues d’écrevisses, son riz blanc, le poulet de Bresse à la crème, avec son gratin de pommes de terre à la dauphinoise et épinards (qui manquent un tantinet d’assaisonnement – seul bémol du repas) ou/et sa purée de pommes de terre, la rare et exquise cervelle de veau meunière (croustillante à l’extérieur, tendre à l’intérieur) aux câpres et croûtons – choisi sur un registre d’abats où trônent aussi ris de veau meunière, rognon de veau sauce madère, foie de veau persillé ou andouillette grillée.
En dessert, le soufflé glacé (largement arrosé) au Grand Marnier, la coupe fraîcheur, avec chantilly, glace et fruits, aux framboises ou la crème brûlée achèvent de convaincre de faire ici étape. Côté liquides : l’apéritif maison (ambassadeur, martini, liqueur de mûre), le chablis de la Chablisienne, le saint-amour de chez Trenel et les grands bourgognes à prix tendres donnent envie de prolonger l’expérience.
Tout Bourg et la Bresse, sa banlieue, aiment ici se retrouver entre soi avec de longues tablées qui déjeunent et dînent joyeusement. Les anniversaires de succèdent et ponctuent le déroulement des repas du soir. Le marc du Bugey met un point final avec les cerises au kirsch. Service amical et vite complice, doué d’humour – c’est rare !












