Floderer
« Paris 10e : révolution de palais chez Flo (derer) »
Une rénovation ? Plutôt une révolution ! Le premier établissement historique de ce qui fut le premier maillon du groupe Flo sous la houlette de feu Jean-Paul Bucher qui l’acheta en 1968, a été entièrement rénové et bouleversé par le cabinet d’architecture Dorénavent Studio. Racheté par Jean-Noël Dron, pdg des Grandes Brasseries de l’Est, en 2018, qui possède notamment la Maison Kammerzell, l’Alsace à Table et Floderer à Strasbourg, l’Excelsior à Nancy et à Reims, Julien à Paris, le lieu avait repris son nom d’origine (Floderer) sous sa houlette.
Cette fois-ci, sous la gouverne des designers Olivier Lopez et Kevin Ziani, l’ancien Flo a pris un sérieux coup de jeune, plus lumineux, plus coloré, certes, avec un nouveau bar central, de la pierre au sol, des tables sans nappes mais des vitraux anciens mis en valeur, des fresques conservées sur le thème de la bière, alors que d’autres – montagnardes – ont été cachées, des plafonds à stucs éclaircis. Envolées les banquettes et les boiseries sombres d’antan.
Bref, si les habitués auront un choc culturel, une nouvelle clientèle est ici visée avec des prix en baisse et un répertoire bistrot remplissant leur rôle, sous la houlette du chef exécutif Christophe Moisand, qui fut jadis étoilé au Céladon du Westminster. Planche de charcuteries à partager, escargots au beurre persillé, oeufs mayo, poireaux vinaigrette et mayonnaise, salade de lentilles et sa râpée de foie gras, rumsteck au poivre, dorade sauce vierge ou tartare frites assurent.
On ajoute, in fine, le malicieux sablé breton avec sa crème citron (façon « lemon curd« ), la crème brûlée, les profiteroles au chocolat ou l’île flottante aux pralines roses. Et quelques bonnes surprises côté vins, comme le champagne blanc de blancs Roger Manceaux vif et joliment toasté et le splendide et si fruité Saint Joseph des vins de Vienne, signé des maestri des côtes du Rhône septentrionaux Gaillard, Villard et Cuilleron. On achève sur une mirabelle signée Miclo à Lapoutroie.
Et on adresse un coup de chapeau au souriant directeur Christian Schwing, présent ici depuis une décennie, qui assure ici la continuité de la tradition.















Je me suis dit ça fait un petit moment, je suis pas allé chez Brasserie Flo avec son décor sublime d’une belle époque, chaleureux avec sa splendeur artisanale, comme on faisait à l’époque, et quand j’ai regardé pour réserver j’ai vu des images d’aujourd’hui, je me suis dit non c’est pas possible peut-être il y a un autre? Mais non c’était vrai. Qui voudrait changer une telle beauté pour devenir un endroit banal comme plein d’autres. Quand on a un tel bijou rare et préservé, on fait que il faut pour garder ce charme. Ça n’a aucun sens de le changer. Qu’est-ce qui se passe dans notre époque où les gens ont plus de goût ou tout change a un tel rapidité. Ce restaurant était adoré par des clients fidèles, et là c’est juste un coup de poignard dans le dos. J’ai un ami architecte à que je veux pas raconter cette nouvelle, parce que c’est triste un tel point qu’il en sera déprimé. Je sais pas qui sont ces hommes d’affaires qui veulent mettre leur touche sur tout, sans penser à l’héritage architectural? Et comment ont-ils le pouvoir, mais il faut qu’ils payent un énorme prix parce que si ça continue comme ca ça va être trop tard et tout va devenir standard sans âme où tout se ressemble à des hôtels de luxe moderne pour Instagram.
C’est vraiment une tragédie !
Contrairement à ce qu’on lit à droite, à gauche (surtout à droite…?) l’établissement et son décor n’étaient pas protégés au titre des monuments historiques, tout au plus par le plan local d’urbanisme.
En tout cas il est désolant de constater jour après jour l’amnésie pathologique doublée d’une inculture totale noyée dans un bouillon de médiocrité des concepteur astiqueurs de nouilles sortis de Camondo, Olivier de Serres. Les sinistres agenceurs, décorateurs, « architectes » d’intérieurs. Les Richard Lafont, et ici, les Olivier Lopez et Kevin Ziani…
C’est un vrai massacre.
Bien que protégée aux monuments historiques la décoration qui faisait tout le charme de la brasserie a été détruite, en compléte illegalité.
Et quel mauvais goût.
Un vrai scandale