La chant de la Creuse par Françoise Chandernagor

Article du 28 mai 2024

Elle rend hommage aux siens, à son grand-père maçon de la Creuse, à sa région d’origine, elle née en banlieue parisienne, major de l’Ena et auteur de l’année du roi, qui n’oublie pas ses origines. Elle défend sa région, méprisée, oubliée, où, selon le méchant adage des Limousins des lisières, « les corbeaux volent de côté pour ne pas voir la misère« . D’Aubusson à Guéret, sans omettre la vallée de Crozant et son école de peintres que fréquenta Monet, où s’illustra le poète Rollinat, sans oublier la grande ombre de George Sand qui gîta non loin de là à Gargilesse-Dampierre, Françoise Chandernagor dévoile les trésors, les secrets, les beautés du pays de ses racines. On se souvient qu’André Chandernagor, son père, qui fut ministre de Pierre Mauroy et président du Cour des Comptes., fut député de la Creuse. Françoise rappelle qu’il adopta ainsi le territoire de sa belle famille et lève un voile sur le mystère de son nom, reflet d’une origine indienne. Si elle se lamente sur le changement climatique, elle cueille ici naturellement la fraîcheur de l’été dans un hexagone écroulé sous la chaleur. Comme une sorte de paradis perdu ou oublié, cette Creuse charmeuse et solitaire qui est aussi son pays choisi, avec sa maison en forêt, comme un bonheur dans la verdure, non loin de l’agitation parisienne, trouve ici une stèle. Tel un cheval d’orgueil creusois…

L’Or des Rivières de Françoise Chandernagor (Gallimard, 304 pages, 21 €).

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Publié le  28 mai 2024 par

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