Le livre de Hirsh de Tzvi Fishman
Un des livres les plus drôles de la rentrée? Ce faux thriller à l’israélienne, excellemment traduit de l’anglais, et signé d’un auteur qui se moque du Shin Bet comme des juifs religieux avec ardeur. Le propos : Steven Hirsh, célèbre avocat new-yorkais, dont l’ex-épouse, championne de tennis vient de décéder (frappée par la foudre lors d’un parcours de golf!) et qui a pour spécialité de défendre les stars de cinéma, doit voler au secours de son fils devenu hassid à Jérusalem, lorsque ce dernier est embarqué dans une histoire de vengeance d’un groupe de sioniste religieux contre un village palestinien. C’est « Fauda » à l’envers, conté avec une faconde très woody-allénienne. Aidé par un de ses clients célèbres et stars hollywoodienne sur le retour, le célébrissime Craigh Lane, notre Hirsh, séducteur impénitent, qui veut refaire sa vie avec une jolie consoeur israélienne, va jouer les enquêteurs de choc et les Casanova d’occasion. Hénaurme, certes, mais franchement réussi.
Le livre de Hirsh de Tzvi Fishman, traduit de l’américain par Ghislain Chaufour (les Provinciales, 281 pages, 24 €)







