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Staub & Pudlo aiment les bistrots ! Chaque mois, en partenariat avec Staub et ses cocottes emblématiques, partenaire des Chef(fe)s d'aujourd'hui et de demain, amoureux des bistrots, des hommes et des femmes qui les font vivre et les réinventent au quotidien, Gilles Pudlowski vous dévoile un bistrot coup de cœur à Paris ou ailleurs. Au menu : saveurs, authenticité, partage, excellence, convivialité, art de vivre enraciné et revisité pour des plats bien mijotés et une adresse à ne pas manquer.

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Le Bon Georges

« Le Bistrot du mois – Paris 9e : le Bon Georges »

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Article du 20 mai 2022

Benoît Duval-Arnould et le chef Loïc Lobet © MR

C’est une table que l’on révère et qu’on adore, une sorte de bistrot idéal, de lieu rêvé. En lieu et place d’une trattoria de charme (« Dell’Orto ») du coeur de la Nouvelle Athènes, sise à l’angle des si jolies rues Saint Georges et d’Aumale, Benoît Duval Arnould, ingénieur en agriculture et autodidacte passionné, collectionneur de belles bouteilles et de bons produits, a imaginé le restaurant de ses songes : plaques, ardoises, banquettes, tout est faux, mais tout est vrai, patiné par lui et le bel usage du temps, depuis une décennie, en tout cas signé par ce découvreur de bonnes choses.

Vénus des îles des Glénans à la crème © GP

On pourrait y tourner un film qui se déroulerait à la Belle Epoque et l’on n’y verrait que du feu. C’est la magie de ce lieu hors norme et réussi. Le personnel est enthousiaste. Le public y croit, qui vient là pour se faire plaisir, voir, boire et goûter, au fil des propositions de l’ardoise changeante, des choses exquises comme le moelleux maquereau au vin blanc avec sa salade de pommes de terre et sa crème de raifort, les toutes fraîches vénus si iodées des îles des Glénans parfumées et adoucies à la bonne crème normande, le velouté d’asperges vertes aux agrumes, le rouget grondin avec sa nage de chou pakchoï, avec carottes et fenouil, l’épatante épaule d’agneau d’Auvergne, avec son jus d’agneau, son ail confit, ses pommes de terre sautées façon « bonne femme » ou encore la divine truite d’Archiane, issue d’un élevage rare de la Drôme, à Châtillon en Diois, taquinée d’une sauce vierge, que flanque un splendide risotto d’épeautre aux cardes. Magique! Et roboratif…

Le pâté en croûte © MR

Le répertoire de la maison est large. Demeurent en vedette son formidable pâté en croûte aux treize viandes façon « Oreiller de la Belle Aurore », qu’il nous fit goûter pendant le confinement comme les viandes de boeuf de l’ami Alexandre Polmard à Saint-Mihiel en Meuse, qui se proposent  là en carpaccio, en tartare, en côte abondante ou en tendre filet, selon le goût, l’envie et … les moyens. Tout ici se discute, s’échange, se raconte avec une verve sans faille. La carte des vins est vaste, les prix sautillent, les domaines sont nombreux, tous les terroirs sont au rendez-vous. Ainsi, l’élégant champagne cuvée « Solessence » si joliment rosé de J-M Sélèque fait merveille, comme le pimpant chardonnay de Champlitte Haute-Saône, même un brin acide et vif, ou encore le charmeur chinon du clos de la Dioterie signé du grand Charles Joguet à Sazilly en 2016.

Rouget grondin, nage de pakchoï, carottes et fenouil © GP

On a déjà envie de revenir pour tester la table d’hôte où le chef, le fidèle Loïc Lobet, cuisine devant vous au gré de son humeur et celle du marché mouvant. Mais on  ne se prive pas surtout pas des desserts qui sont des monuments du genre et font retomber en enfance comme le fondant au chocolat avec sa belle glace vanille ou encore le baba au rhum (Havana Club).

Le service © MR

Et, in fine, le moment des digestifs constitue  un véritable spectacle avec la dégustation des différentes cuvées de Chartreuse ou encore l’armagnac du baron G. Legrand issu de Jéroboam et que l’on siffle à la régalade. Santé à tous, large soif et vive le Bon Georges !

La façade © Maurice Rougemont

Le Bon Georges

45, rue Saint Georges
Paris 9e
Tél. 01 48 78 40 30
Menus : 21 € (formule déj.)
Carte : 60-95 €
Horaires : 12h15-14h30, 19h15-22h45
Fermeture hebdo. : aucune
Site: www.lebongeorges.com

A propos de cet article

Publié le  20 mai 2022 par

Le Bon Georges” : 3 avis

  • Cedric

    Alléchés sur les réseaux par de belles photos et vidéos de l’établissement, ma compagne et moi avons décidé de tester cette belle adresse.
    Profitant d’un week-end dans la capitale nous étions plus qu’enthousiasmé à l’idée d’y passer un bon moment.

    Une fois arrivé, nous avons été très bien accueilli. Toutefois nous avons vite déchanter une fois à table : on commence l’apéritif avec 2 coupes de champagne. A plus de 26€ la coupe on s’attendait à une belle découverte. Il était bon c’est vrai. Toutefois nous avons demandé plus d’informations sur la bouteille au sommelier pour justifier ce prix. Celui-ci nous à répondu vaguement jusqu’à qu’il reconnaisse ne pas connaître ce champagne. Étrange pour un sommelier qui est en charge de sa carte des vins. Il nous a servi deux malheureuses coupes sans aucun accompagnement solide même pas une cacahouète.
    Au lieu de ça il me renverse du champagne sur la main sans même s’excuser.
    Nous avons aussi prix de l’eau plate qui nous a été facturée 8,50€ tout ça parce qu’il avait marqué le non du restaurant sur la bouteille. Nous en sommes déjà 60,50€ avant même d’avoir commandé le repas.
    Viens celui-ci, vue la prétention des prix affichés dignes d’un étoilé Michelin on était en droit de s’attendre à un repas des plus fantastiques !
    Quelle déception, mais quelle déception !!
    Au lieu de cela des plats plus que simplistes sans aucune originalité ni relief, certes nous sommes dans un bistrot.
    La table d’à côté pour ne pas dire la personnes collées à moi commande un tartare. Celui-ci arrive sur table mais sans accompagnement que la viande hachée. Pas de condiments ni de sauce et même pas un jaune d’œuf.
    La personne ce plaint et le serveur lui explique avec beaucoup d’élégance que le chef le sert comme cela afin de préserver le goût de la viande, du sel du poivre et c’est tout ! Ah si, un peu de salade verte qui elle était assaisonnée.
    En ce qui nous concerne nous avons pris une entrecôte à 150€ les 630g, une blonde d’Aquitaine pas persillée et pas aussi maturée qu’indiquée sur la carte, de plus celle-ci est arrivée bleue au lieu de saignante !
    La sauce Béarnaise était servie dans une saucière froide, elle ne contenait même pas d’estragon et elle était trop cuite donc crayeuse. Les frites étaient basiques avec peau et molles.
    C’était la goutte d’eau pour nous deux.
    Nous avons décidé de quitter ce temple de l’arnaque.
    Pas de dessert ni de café juste l’addition stratosphérique de 329€

    Je suis moi même chef cuisinier avec plus de 22 ans d’expérience dans de belles adresses Françaises et étrangères. C’est bien la première fois que je me prends un coup de massue aussi violent.
    Comment un chef qui fait l’intéressant sur les réseaux et ce fait valoir maître cuisinier de France peut se torcher les fesses avec autant d’assiduité avec notre drapeau.
    Être chef en France et notamment à Paris nous engage à être des ambassadeurs de notre gastronomie. Alors au lieu de braquer les touristes et vos propres compatriotes pensez d’abord à valoriser notre pays et non pas participer à le faire sombrer.
    Vous êtes l’exemple type de la médiocrité et de l’arrogance.
    Pourquoi je n’ai pas pris le temps de lire les commentaires qui confirment mots pour mots tout ce que je précise. Et oui on ne met que les belles images sur les réseaux pour appâter les gens et ensuite ont les escroquent.
    Merci toutefois à l’équipe de salle qui à fait de son mieux malgré quelques erreurs. Mais je ne vous cache pas que votre employeur nous a gâché notre week-end.

  • Hugues

    L’ambiance, rien que pour l’ambiance il faut déjà y entrer. Ensuite le service au top, des sourires, de l’efficacité, de la joie, on regarde virevolter les serveurs un peu comme si Yves Montant venait y tourner un film… Ensuite la carte des vins d’une incroyable diversité et richesse. Je me laisse guider et c’est top ! Enfin les plats sont d’une authenticité rare. On sent la France, on la déguste et on a envie de revenir.

  • Guillaume

    Une de mes tables préférée sur Paris. Je me rappelle encore d’un fois de veau / écrasé de pomme de terre au top. Must stop dès que je vais à Paris.

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !

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