Le Café
« Megève : exquis café de la place »
Le Café, sur la place de l’église? Cela fut jadis le Cintra, une sorte de Lipp megevan, pile sur la place de l’Eglise, en contrebas de ce qui constitue la placette la plus théâtrale des Alpes françaises, avec la boutique Allard, l’hôtel de ville, la mairie de la commune voisine de Demi-Quartier avec sa tour, l’église baroque dédiée à Saint-François-de-Salles, les traîneaux tirés par des chevaux qui donnent à Megève un petit air d’opérette.
Le lieu, en son (avant) dernière version fut zen, sobre, contemporain. Il est désormais musical, baroque, un brin kitsch, dans le goût du groupe Brémond-Famose, qui possède désormais une trentaine d’établissements, entre Avoriaz, Saint-Barth, Biarritz et Saint-Tropez. Reste qu’en cuisine, le sérieux prédomine, sous la houlette du rigoureux Alexandre Corlouer qu’on connut jadis en Bretagne chez son beau-père Michel Paineau, alors lauré de deux étoiles à Questembert;, qui travaille là sous la gouverne du chef exécutif du groupe Alexandre Delage.
Le classique est ici de bon ton avec des mets de tradition revus au goût du jour. Soupe à l’oignon gratinée au beaufort, carpaccio de bar avec straciatella, fruits rouges et noirs, cuisses de grenouilles en persillade font des hors d’œuvre « tradis » avec une pointe de modernité. La boîte chaude avec vacherin du mont d’or passé au four et pommes grenailles ou encore la planche de charcuterie de montagne comme la fondue aux deux fromages vous ramènent en Savoie. Le ris de veau croustillant façon grand mère et le hamburger façon Rossini sont des classiques dont on ne se lasse guère.
On ajoute les vins en rapport comme le Chignin Bergeron de Quenard, la mondeuse du même ou celle de chez Genoux. Plus de bien jolis desserts comme la tarte soufflée au chocolat et sa glace café ou le craquant millefeuille vanille et caramel digne de celui du Bristol jadis. Une adresse sûre …














