Paris 11e : les Bons Crus sont sympas
Comme les Routiers, auxquels ils sont affiliés, ces Bons Crus signés Dumant (le Paris 16, l’Auberge Bressane, le Mouton Blanc, Les Marches) sont sympas … et même plus ! Il y a l’accueil alerte de Thomas Serrano qui glisse aisément du comptoir vers les table, tire les bières à la pression (exquise Maes pils) avec adresse, le cadre vintage et touchant avec son grand comptoir d’entrée, ses appliques années 1950, ses banquettes de moleskine, les vieilles pubs oubliées (dont « Champigneulles, la reine des bières« qui ravive la belle mémoire de la Lorraine brassicole), la collection de menus anciens au mur, les nappes à carreaux, l’ambiance chaleureuse et conviviale.
La carte des vins est une mine de jolies choses, illustrant le nom du lieu, la côte roannaise des Sérol arrose avec doigté une cuisine qui ne triche pas. Cette dernière « tradi » dans le genre « bonne cuisine parisienne », chère aux Dumant, est exécutée avec un soin sans faille par ce briscard de Guillaume Carlier, présent là depuis les débuts. Le pâté en croûte maison avec sauce aux airelles, le « bœuf bistrot » ravigote (un émincé de joue de bœuf braisée et fondantes, servi avec pommes de terre et un mimosa d’oeuf ), l’automnale crème de cèpes de saison et les harengs pommes à l’huile se croquent à l’aise.
Il y a encore l’aile de raie grenobloise (avec câpres et croûtons plus une pointe de vinaigre) et la bouchée à la reine avec la belle sauce financière, ris de veau, crème et champignons (pensez à demander du « rab »), plus riz blanc, qui figurait l’autre midi à la formule déjeuner philantropique à 22 €, ou encore le chou farci, exquis, quoique un peu noyé sous sa crème tomatée, qui font du bien par où ils passent.
En dessert, on fait baba au rhum, crêpes façon Suzette ou mousse au chocolat et madeleine, très « retours d’enfance ». Bien difficile d’être malheureux aux Bons Crus…
Aux Bons Crus
Fermeture hebdo. : Dimanche
Métro(s) proche(s) : Philippe Auguste, Charonne












