Paris 4e : le nouveau destin de l’Escale
Ce vieux café aveyronnais, sis à l’angle de la rue des Deux Ponts et du quai d’Orléans, jadis fameux pour son aligot du vendredi, fut la bonne adresse pas chère des amoureux de l’île Saint-Louis comme l’écrivain Frédéric Vitoux, « natif » de l’île ou presque et qui n’a jamais habité ailleurs, à qui on doit notamment « Sérénissime », « Mes île Saint-Louis » et ‘ »le Rendez-Vous des Bateliers ». Le lieu, qui a conservé l’esprit d’un rade comme avant, a été repris par Dimitri Theuriau, le frère de Mélissa et le beau-frère de Djamel Debbouze, avec le coup de pouce en cuisine du chef Matthew Robertson, natif d’Arkansas, ancien de la Vierge de la Reunion et d’Arsène à Montreuil.
On vient là casse-croûter à toute heure, contempler Paris » de loin« , céder aux cocktails variés, comme aux vins nature, aux jolis sandwiches jambon beurre, aux frites croquantes, à la tomates avec burrata des Pouilles et basilic, salade Ile Saint-Louis (avec mesclun, toasts au chèvre, jambon de pays), tartare de boeuf minute, fish ‘n chips, steak haché oeuf à cheval ou aux coquillettes jambon qui ne font pas de vagues.
L’assiette de fromages varie au fil des arrivages (le saint-marcellin entier s’arrose d’huile d’olive). Et en dessert, le fondant aux poires et la tarte aux pommes font un tabac justifié. La terrasse a vue sur la Seine et Notre-Dame. Le va-et-vient d’une clientèle mode, sympa, décontractée et pas bêcheuse est incessant. Le café servi sur le comptoir en cuivre est serré comme il se doit.
Le service se fait en continu et la maison ouvre tous les jours. Attention, une révolution gourmande s’y prépare en cuisine, avec des assiettes façon tapas à partager. Mais ce sera à partir de novembre prochain. A suivre donc de près…













