Château du Rivau
« Lémeré : dormir au Rivau »
Un lieu d’exception, des jardins remarquables un château du XVe, naturellement classé, qui fut d’abord une maison forte au XIIIe avant d’être revue en maison de plaisance à la Renaissance, avec ses dépendances, ses deux restaurants (la Table des Fées, le Jardin Secret), un hôtel avec ses chambres petites dans les anciennes écuries, plus vastes et même somptueuses dans la haute tour auxquelles, on accède par un escalier à vis : voilà le Rivau, qui fut la demeure des Beauvau, alliés aux rois de France, avant de devenir, il y a trois décennies, celle des Laigneau.
Patricia, architecte paysagiste, Eric, businessman de l’immobilier, passionné de rénovation et d’art, ont donné peu à peu au lieu, ouvert aux visiteurs sa situation actuelle. Il y a les jardins dédiés aux contes de fées qui forment une promenade labyrinthique et champêtre de grand charme en quatorze temps (allées des senteurs, bois amoureux, verger de paradis, labyrinthe d’Alice, truffière, jardin de la Princesse Raiponce …), les salles historiques, notamment celle dédiée à Jeanne d’Arc qui fit ici un passage remarqué, sa chambre, la pièce dédiée aux oeuvres la représentant, notamment un tableau métaphorique de Pierre et Gilles, le salon des dames ornés d’une chaise couronnée avec ses « coussoirs » qui permettaient aux dames du Rivau de de s’asseoir et broder, ou encore la salle du festin avec sa cheminée ornée d’une fresque flamande.
Il y a encore ce jardin potager dédié à Gargantua, personnage et livre de Rabelais, grand maître de ces parages chinonais, qui évoqua le Rivau dans son oeuvre, les communs, la grange dimière et le pressoir. Plus les oeuvres contemporaines semées au long du parc. On comprend que le Rivau se visite et se vit autant qu’il joue le rôle de résidence paisible. Le bonheur ici ? S’endormir face aux tours renaissance qui donnent le sentiment de faire un retour au passé.
On ajoute que c’est une halte parfaite pour découvrir les domaines de vins environnants, la truffe de Touraine chez le baron du genre, Serge Desaznars, mais aussi, bien sûr, tous les châteaux de la Loire alentour et pas forcément les plus connus comme Montsoreau, ou une cité idéale du XVIIIe conservée dans ses contours géométriques et futuristes, on pense à Richelieu. Bref, tous les chemins mènent au Rivau.















