Hôtel Noucha
« Paris 16e : la belle surprise de Noucha »
La toute neuve adresse de charme du quartier d’Auteuil : l’hôtel Noucha – nommé ainsi par le propriétaire en hommage à sa grand-mère maternelle et réalisé par le Groupe Terrot. Il y a là 23 chambres cosys, décorées avec goût et sobriété, un salon feutré, façon bibliothèque d’amis avec ses livres fort bien choisis (vous souvenez-vous de « Sans la miséricorde du Christ d’Hector Bianciotti ou de « Je suis écrivain » par François Weyergans, tous chez Gallimard, dans la collection « Blanche »), plus un roof top en devenir, le tout signé de la designeuse Jordane Arrivetz.
La belle surprise : la cuisine fort soignée et même raffinée, bichonnée par le jeune Kevin Hamon, qui a travaillé près de trois ans avec Mathieu Pacaud chez Apicius, mais aussi à Rennes chez Franquette et chez Michel. Le style maison : rustico-raffiné avec chic et des idées de saison, un sens des condiments bien dosés, des sauces fines et légères et, sous une simplicité apparente, des assiettes qui charment l’oeil comme le palais.
Des exemples ? L’oeuf mimosa bien mené et relevé à la poutargue, les asperges blanches grillées, avec un jus de poutargue plus un sabayon au beurre noisette façon hollandaise moderne. Ou encore un crudo de daurade royale, plaisant et fort digeste, avec perles du Japon et citron frais à la fleur de sel.
Les plats de résistance jouent le végétal comme ce chou farci végétarien avec un jus réduit aux herbes ou de gourmands gnocchi maison à la crème de comté et des pleurotes sautées, sans omettre l’iode d’un épatant lieu jaune rôti avec fumet de poisson et légumes primeurs. Même s’il y a aussi un filet de boeuf grillé sauce béarnaise pour les carnassiers.
On peut achever sur une mousse au chocolat noir, onctueuse et intense, un riz au lait crémeux à à la vanille, ou, délicatement, sur une tarte aux fraises, avec sa craquante pâte sablée et sa crème légère. La carte des vins est courte et contient quelques pépites, comme le chinon de Charles Joguet à Sazilly-en-Véron et, au verre, le bordelais « Instinct d’Agassac » en Haut-médoc 2018.
Voilà une bien jolie surprise avec son accueil ad hoc et son charme paisible. Un petit reproche dans ce lieu élégant : les banales serviettes blanches en papier… Reste que le lieu est à découvrir en hâte !














