Le Ciro’s Cannes
« Cannes : une plage nommée Ciro’s »
Est-ce la plage la plus gourmande de Cannes ? C’est, en tout cas, celle dont on parle, qui s’est transformée dans les tons bleutés. Ce fut depuis sept ans le B’Fire sous le sceau de Mauro Colagreco. Voilà qu’elle reprend son autonomie au sein du groupe Barrière dont le Majestic sur la Croisette est le fleuron cannois (avec le discret Gray d’Albion). La plage de l’hôtel se nomme désormais « le Ciros » comme la table iconique des planches de Deauville.
On est là sur le sable. Les tables sont nombreuses et le service fait face au succès à l’image de l’expérimenté Kevin qui préside découpes et flambages au guéridon comme une seconde nature. La carte est éclectique, façon brasserie chic et marine, quoique pas seulement. Aux fourneaux, une cheffe espagnole au fait de son sujet, qu’on connut jadis au Saint-Paul de St Paul de Vence, Gabriela Stockler, native de Madrid, qui a oeuvré chez quelques grands de l’époque comme Gordon Ramsay et Heston Blumenthal à Londres, Sergi Arola dans sa ville natale, Didier Aniès à Saint-Jean–Cap-Ferrat et Alain Llorca à La Colle-sur-Loup, mitonne des classiques de bon ton avec minutie.
Le thon en tataki, le carpaccio de loup, les encornets frits, avec leur sauce au piment d’Espelette, la belle dorade ou les poissons de la pêche du jour proposés au moment, les linguine au homard (les linguine mieux que le homard lui-même !), les suprêmes de volaille rôtie à la tapenade avec son bel accompagnement de frites de socca et d’asperges vertes font merveille. Le moment de la découpe du bar en croûte de sel vaudrait à lui seul le déplacement.
Les desserts, sous la houlette du pâtissier du Majestic, l’expert Nicolas Maugard, sont particulièrement réussis. Omelette norvégienne aux framboises en écrasée, sorbet citron, framboise et eau de vie, fruits exotiques et de saison ou encore fondant au chocolat et pistache de Bronte font plaisir.
Et, avec tout cela, on pioche sur la carte la belle surprise du frais rosé côtes de Provence du domaine de Tamary à La Londe des Maures (Var) qui joue les aubaines en légèreté sans ruiner. Voilà une plage qui donne envie de s’attabler.














Que du bonheur !
C’est un vrai bonheur et un plaisir de travailler avec une belle et bonne qualité .