La P'tite Table
« Paris 16e : la p’tite table de Christophe Boyer »
Il tenait jadis une pizzeria, avenue de Versailles, à deux pas de la maison de la Radio. Puis il est revenu à ses racines, transformant le lieu en bistrot/café de quartier, avec son coin épicerie (« mon petit marché auvergnat »), proposant les produits de son Cantal chéri et des abords. Christophe Boyer, natif d’Aurillac, est devenu le bon samaritain régionalisant de son avenue roulante. Les habitués, comme Pierre Bonte, qui anima jadis “Bonjour monsieur le Maire” et participa à l’aventure du “Petit Rapporteur”, raffolent de son ambiance « comme au village » et sont des fidèles de son plat du jour.
Il est vrai qu’on ne vient pas à la P’tite Table le petit doigt en l’air, ni pour se ruiner ni pour chipoter, mais pour goûter aux idées du moment, celles inscrites sur l’ardoise (comme ces boulettes de boeuf de Salers avec leurs linguine) ou sacrifier aux viandes et charcuteries (pâté de tête, boudin noir, tripous, pâté de campagne) en direct de chez Grialou à Mur-de-Barrez (Aveyron). Christophe, relayé en salle par son épouse et sa belle soeur, les vante avec un enthousiasme que rien n’entame.
Œuf fermier du Cantal poché au bleu d’Auvergne ou œuf mayo bio (attention à la surcuisson du jaune), et sa salade, harengs pommes à l’huile, soupe à l’oignon gratinée, saucisse et aligot, boudin noir et oignons grillés, bavette de Salers au thym brûlé et pommes de terre sautées sont fort bien menés et s’arrosent du côtes du Rhône en pichet du château la Borie à Suze-la-Rousse. La profiterole géante se partage à deux et la formule du midi attire le beau monde. Une petite injustice à signaler : les habitués ont leur rond à leur nom et une serviette à carreaux. Les autres une serviette en papier …














c’est tout a fait vrai ,,