Marlow
« Monaco : les plaisirs british de Marlow »
RDV en Principauté où Jean-François Gourdon découvre la nouvelle sensation british du Rocher. On l’écoute.
Gastronomie anglaise ? Il fallait oser. C’est le directeur Bryan Gaillard qui a relevé le défi pour la Société des Bains de Mer (Hôtel de Paris, l’Hermitage, Monte Carlo Bay…) qui souhaitait investir Mareterra, le tout nouveau quartier gagné sur la mer. Empruntant tant à l’esprit d’une brasserie chic que d’un club privé anglo-saxon, la décoration a elle été confiée au talentueux Hugo Toro, déjà réputé pour ses aménagements du Pur’ place Vendôme à Paris, du Midland Dining Room à St Pancras à Londres, de la Villa Albertine à New York ou encore du tout dernier hôtel de l’Orient Express à Rome.
Demeurait bien sûr le sujet de la carte, qui lorsqu’elle prend des accents britanniques peut rapidement dévoiler le meilleur comme le pire. Et pourtant qui ne s’est jamais gobergé devant un full english breakfast à Covent Garden ou un fish & chips à Southampton ? Et c’est là la belle surprise pour ces plats emblématiques de la gastronomie d’outre-Manche qui se livrent sous leur meilleur jour, anoblis de caviar ou de homard.
Chez Marlow, on savoure ainsi le bœuf Wellington et sa purée truffée, la Marlow pie (noix, miel, champignons, roquette et cheddar) ou le sunday roast (roast beef – pas trop cuit – Yorshire pudding et l’incontournable gravy sauce). Sans oublier les crudo, et le caviar mais aussi un bar à rolls, qui entre grilled chesese et loster roll, complète astucieusement l’ensemble avec des spécialités de pains briochés.
On garde une place pour les desserts avec notamment le Lord Mess façon Eaton Mess (meringue avec des fruits de saison et crème fouettée à la fève de tonka) ou encore le traditionnel lemon curd cake à accompagner d’un expresso italien. Pour rester totalement dans l’esprit de sa Majesté, on aurait aimé une bière crémeuse telle une stout aux arômes chocolatés, mais Monte Carlo ne s’est pas fait en un jour, et ce Marlow inauguré le 16 janvier dernier par le Prince Albert II a déjà tout pour plaire.














