Au Boeuf Couronné
« Paris 19e : la pérennité du Boeuf Couronné »
Ce temple de la belle viande, rénové par Christophe Joulie, dans le goût années 1950, avec des tons rouges un peu appuyés, ses banquettes, ses table vastes, ses luminaires modernes hésitant entre le néo-art et néo-art nouveau, est le dernier vestige des anciennes halles de la Villette, comme un monument retrouvé ! Le service est prévenant, conseille avec pertinence. On vient goûter des mets qui enchantaient les mandataires, les louchebems et les chevillards d’antan.
Œuf mayo, salade de lentilles, oeuf en meurette, terrine de campagne « servie à discrétion », belle entrecôte persillée, superbe onglet à l’échalote – l’un des chefs d’oeuvre du genre -, « pavé des mandataires » (un tendre coeur de filet) ou le chateaubriand des bidochards font plaisir sans manière et sans chichi, servis généreusement avec frites maison et pommes soufflées.
Il y a aussi les plats du semainier comme le pied de porc grillé, la saucisse purée, le bœuf bourguignon ou en pot-au-feu, la raie à la grenobloise (du vendredi) ou encore l’andouillette AAAAA à la moutarde, le grand chariot des fromages affinés, avant les desserts d’enfance, crêpe Suzette, profiteroles au chocolat ou encore pommes façon Tatin sur sablé breton.
Le choix de vins donne le tournis, entre bordeaux, bourgogne et vallée du Rhône. Mais on se fait plaisir ici, côté beaujolais, avec le Julienas cuvée Marius de Jacques Dépagneux 2023, fruité comme l’onde, ou encore le rond et rubicond chinon clos des marronniers du domaine du Roncée 2022. Voilà un lieu de référence qui ne déçoit pas !














« Voilà un lieu de référence qui ne déçoit pas »
Combien et par qui êtes vous payé pour ces avis langue de bois?
Féru du Boeuf couronné il y a encore cinq ans, je ne peux que constater sa désolante décadence. Il fut un temps pas si lointain où le menu « Club affaires » comprenait le fromage, le foie gras et était vendu 20% de moins qu’aujourd’hui. Donc non, le restaurant n’est plus ce qu’il était.