Le Phalsbourg
« Paris 17e : un Phalsbourg très parisien »
Voilà, à deux pas du parc Monceau, dans un quartier qui se souvient de l’Alsace-Moselle annexée par la Prusse de 1871 à 1918, une rue dédiée à la commune lorraine où démarre le Tour de France par deux enfants et qui fut la terre d’élection du duo d’écrivains Erckmann-Chatrian – les rues de Logelbach et de Thann sont juste à côté. La rotonde qui porte le parc Monceau est à deux pas et les restaurants sont nombreux ici même.
Matthieu Fève, 25 ans, qui a notamment travaillé en salle chez les Gay aux Botanistes, a transformé une petite table italienne qui livrait surtout ses pâtes et ses pizzas, en bistrot français de bonne compagnie avec son comptoir-desserte en bois, ses banquettes rouges, ses deux salles ornées de souvenirs gourmands et d’une collection de vieux livres de cuisine.
Le choix de vins est malicieux – Nicolas Decatoire du Gavroche est un peu le parrain du lieu – , avec une carte abondante et une foule de vins au verre, et, en cuisine, Arthur Raveau, 28 ans, jeune ancien de Michel Roux à Londres, qui a travaillé dans le groupe Ducasse (Spoon, Aux Lyonnais) à Paris cuisine à l’ardoise des mets au fil du jour.
Œuf mimosa exécuté dans les règles, avec sa mayo dans le blanc, son blanc émietté – c’est le mimosa!-, terrine de campagne ou superbe soufflé au comté – qui évoque le « soufflé suissesse » des Roux au Gavroche – font des entrées bien vues, que l’on complète avec le suprême de volaille et sa déclinaison de panais ou le filet de bœuf et sa purée de pommes de terre.
En dessert, on goûte avec plaisir les madeleines aux figues et la belle crème vanille (très vanillée!) façon panna cotta avec son coulis de fruits rouges. Côté vins, le mâcon vieilles vignes des Chenevières et le chinon du domaine de la Noblaie se boivent à l’aise. Bref, un lieu neuf aux airs de « vieux » rendez-vous d’amis…













