Premnord
« Premeaux-Prissey : déjeuner chez Prieuré-Roch »
Premnord ? Comprendre « au nord de Premeaux-Prissey« . Nous sommes dans la dépendance moderne et gourmande du domaine Prieuré-Roch qui propose des vins de qualité, et dans un cadre très contemporain face aux vignes, la cuisine bistronomique de la jeune Cécile Dedinger.
Cette lyonnaise aux racines alsaciennes et vosgiennes, qui a travaillé à la Rôtisserie du Chambertin à Gevrey-Chambertin et à la Maison des Cariatides à Dijon fait juste et bien sur une partition précise, modeste et sans chichi. Elle est relayée en salle par le directeur Franck Ragognetti qu’on connut jadis en sommelier aguerri aux Fermes de Marie à Megève.
Ce qui vous attend là ? Du classique chic, des idées dans l’air du temps, un peu de terroir et pleins de bonnes choses dans le goût de l’époque. Oeuf parfait, crème de chou-fleur, saucisse de Morteau et granola, légumes croquants au pain bao (un peu ramollo!), chèvre frais, condiment à la moutarde Fallot et feuilleté d’escargots de Bévy à l’ail et émulsion de persillade font des entrées sérieuses et généreuses.
Les mets de résistance se nomment goujonnettes de poisson (aux airs de fish & chips à la panure un peu épaisse…), légumes glacés et aïoli, perles de Savoie au beaufort, champignons, lard fumé et noix, agneau de la ferme du Poiset avec courge muscade, champignons de Paris et jus tomaté.
La mirabelle avec sa mousse, compotée et sorbet fait une issue sans nul doute un peu trop sucrée. Mais la crème brûlée vanille, avec sa dacquoise, pomme, poire, son sorbet vinaigre de cidre est assez craquante. On goûte là dessus le « coteaux bourguignons » issu de gamay du domaine Prieuré-Roch, plein de fruit et de fraicheur et sans lourdeur, mais tarifé sans angélisme (90 € le flacon du millésime 2019).














