La Ferme du Pré Catelan
« Paris 16e : la ferme de Frédéric »
Il l’a dit, il l’a fait : pile face à sa table 3 étoiles Pré Catelan, où il est présent depuis 27 ans, Frédéric Anton a créé son auberge : « la Ferme du Pré« . Le lieu, dans un bâtiment ancien classé à colombages qui fut jadis une laiterie, a été magnifiquement rénové avec son haut plafond en charpente, ses dalles anciennes, sa toile de Jouy sur les murs du fond, créant une atmosphère cosy. Comme à la maison ? Il y a de ça. Frédéric et son complice Mehdi Sgard signent une cuisine bourgeoise traditionnelle, retrouvant le goût d’antan en finesse. Le tout est servi dans de splendides assiettes, plats et couverts anciens venus des riches réserves du Pré Catelan.
Au menu, la terrine de campagne maison parfumée au cognac, le classique oeuf mayo avec son effilochée volaille, superbement revu ici en « poulet mayonnaise, mimosa et œuf dur », un boudin noir maison avec sa pommes purée à se pâmer (le boudin et la purée!), la trilogie « radis beurre, carotte râpée joliment condimentée et citronnée et betterave au raifort » baptisée simplement « hors d’oeuvre ».
Les mets de résistance ? Le cabillaud à la grenobloise avec câpres et croûtons, les goujonnettes de sole sauce tartare, la fabuleux onglet de bœuf Angus au poivre qu’on accompagne, moyennant un petit supplément, de pommes frites (superbes), d’haricots verts à l’ail (parfaits), d’une fraîche salade romaine (assaisonnée et vinaigrée à point).
Sans omettre une fabuleuse purée de pommes de terre, qui rappelle que le gars Frédéric fut le chef de Joël Robuchon- et qu’il fit d’ailleurs l’intermède lors de la transmission de la maison de l’avenue de Longchamp à Alain Ducasse -, purée déjà légendaire relevée d’un jus de viande et d’une râpée de comté (selon une recette paternelle). Là accompagne divinement le moelleux bœuf bourguignon comme l’épatant ris de veau aux champignons.
La carte des vjns est prolixe dans tous les vignobles (manque tout de même l’Alsace et le Beaujolais !) et tarifée à tous les prix, faisant le grand écart en blanc entre le menetou-salon de chez Pellé à Morogues et la montrachet du marquis de la Guiche. On se fait plaisir en rouge avec le chinon « Gabare » du domaine Grosbois en 2016 avec sa belle fraîcheur, mais le bourgogne de David Duband ou le mercurey du domaine Jacqueson sont aussi très tentateurs au chapitre des flacons raisonnables.
Quant aux douceurs, entre profiterole au chocolat et glace vanille, baba au rhum, crème brûlée et poire Melba avec sa poire pochée, glace vanille, crème chantilly, elles ne font que des heureux. Réservez !















Nous avons dîné à l’auberge du pré, Plats remarquables, mais diner gâché par un Service d‘une désinvolture extreme pour ne pas dire totalement dédaigneux et que nous avions vraiment l’impression de déranger digne du mcdo du coin. Quel dommage.
Merci pour votre vigilance. La dénomination Poire Melba étant effectivement plus indiquée dans ce contexte !
Une poire pochée dans une pêche Melba ?