Anga Beaulieu
« Montpellier : les facéties végétales et marines d’Anga Beaulieu »
Article Archivé
Selon nos dernières informations l'article fait référence à des informations qui sont maintenant obsolètes.
Cet article est donc archivé.
Anga Beaulieu : la table créative et largement végétale de Cyril Garcia qui a notamment travaillé à l’Amphytrion chez Yannick Delpech à Colomiers, relayé en salle par le passionné de vins Guillaume Weil, et assisté, côté desserts, par le très créatif Gilles Maxime drômois passé chez le MOF Escobar à Montélimar. Cette fine équipe travaille main dans la main entre la cuisine et le grand comptoir. Ils content, dans un décor contemporain un peu sombre, logé dans une demeure ancienne du vieux Montpellier, les belles idées du moment.
On démarre en grignotant le pain Shokupan avec son beurre à l’huile d’olive du domaine de l’Oulivie à Cambaillaux, on embraye sur la déclinaison de riz de Camargue, en chips avec artichaut et yaourt Soja et arancini avec gel de topinambour, en accord avec un chardonnay du Mas Haut Buis – Les Carlines 2020, puis les courgettes de Marsillargues, avec la roquette de Lattes, noisettes de Mauguio et encore les navets de Mauguio, aux petit pois de Garons, relevés d’ail des ours. Le « R de Chardo », chardonnay du Clos de la Barthassade passe là dessus avec aise.
Ensuite ? Les asperges blanches de Mauguio, avec son miso de riz, son sauvignon du Clos Constantin « Le Chant du Jardin ». Avant les poissons pêchés par Mathieu Chapel (chez coté Fish au Grau du Roi) : le sandre de Méditerranée fumé à la lie de saké d’Azerusake dans l’Aude, poireaux, fèves et satay, puis le thon rouge de Méditerranée au jus brûlé de cosses de petits pois, concombre, gingembre, pois Gourmands, amandes. Et, là dessus, les rouges tendre du Roc des Anges « Unic » en Roussillon issu de grenache noir et plus robuste du domaine Mirabel « Le Chant du Sorbier » issu du grenache, syrah et mourvèdre.
Viennent les douceurs, avec le détonnant des asperges vertes, des fraises et du praliné et la plus séductrice tarte noisette, rhubarbe, fraise et fleur de sureau mitonnée devant vous par Gilles Maxime. Et les vins qui les accompagnent (D18 en grenache blanc et gris d’Olivier Pithon ou « En Vrille » en muscat pétillant de Pierre Yves Petit) sont bien dans le ton. Les fines mignardises (cornet gel de fraise et pâte de fruit à la fraise) achèvent avec légèreté ce qui apparaît comme une expérience en six séquences.












