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Hommage à Saint-Emilion

Article du 13 janvier 2024

Elle sait tout de tous les vignobles, affectionne particulièrement Saint-Emilion (on la comprend!), a choisi vingt domaines qui lui ont ouvert leurs portes et dont elle se fait la bonne ambassadrice et l’églogue vibrante. Florence Hernandez raconte avec passion l’histoire et la légende de ce village et de son patrimoine viticole classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. Surtout elle évoque avec ferveur la passion de vignerons, à la fois châtelains et paysans, qui s’efforcent de livrer la meilleure expression de leur terre. L’élégance de Château Corbin, la puissance de Fonroque,  l’ampleur de Pavie Macquin, la fraîcheur de Clos Fourtet, la finesse d’Angelus, la minéralité de Trottevielle lui inspirent de belles pages et donnent envie de parcourir vignes et paysages, de frapper aux portes et d’ouvrir toutes les caves… avant de déguster ! Voilà un bel ouvrage dédié à l’un des plus passionnants vignobles du monde.

Vignoble de Saint-Emilion, un terroir de l’humanité, de Florence Hernandez, photos de Guillaume de Laubier (la Martinière, 224 pages, 40 €).

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Publié le  13 janvier 2024 par
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Hommage à Saint-Emilion” : 1 avis

  • Bruno de Bouard

    Florence Hernandez dans son ouvrage  » Vignoble de Saint-Emilion un terroir de l’humanité  » reprend avec complaisance et sans recul les éléments de communication du Château angélus.
    En effet il est vraiment étonnant de lire encore une fois que « Stéphanie de Boüard-Rivoal est l’héritière de ce patrimoine transmis depuis huit générations », soit depuis 1782 selon le site du Château Angélus.
    Dans ses 8 premières éditions de « Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite » (1850-1908), Edouard Féret, guide de référence des vins du bordelais, ne mentionne aucun de Boüard de Laforest propriétaire de vignobles à Saint-Emilion. Le « Clos l’Angélus » est cité pour la première fois dans la 8e édition de 1908 comme propriété de la famille Gurchy depuis 1610. La 10e édition de 1929 mentionne le changement de propriétaire du « Château Mazerat l’Angélus » quand la Comtesse de Boüard de Laforest le rachète en 1922 à la Société Bernheim de Paris.
    Un détail qui m’avait échappé :
    « Ce nectar d’équilibre et de subtilité qui défie avec grâce le temps et les modes s’est forgé une réputation à la fin du XIXe siècle lors de l’exposition universelle de 1867, où il fut consacré comme comptant parmi les fleurons de Saint-Emilion » écrit Florence Hernandez dans son ouvrage.
    L’affirmation est étrange car nous ne trouvons nulle trace du Château Angélus et de la famille de Boüard sur la plaque commémorative mentionnant les trente-quatre propriétaires exposants de Saint-Emilion médaille d’or à l’occasion de cette exposition. La plaque se trouve dans le hall de la mairie de Saint-Emilion. Et n’oublions pas que les de Boüard ne sont devenus propriétaires d’Angélus qu’en 1922.

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