Le pavillon des oiseaux de Clélia Renucci
Voilà un auteur (pardon : une autrice) qu’on suit depuis son premier roman – « Concours pour le paradis », précisément couronné par le prix du premier roman – et voilà que Clélia Renucci revient aujourd’hui à ses premiers amours historiques en Italie. Son héroïne, dans la Rome du XVIe siècle, qui porte le même prénom qu’elle, issue d’une grande famille, les Farnèse, fille de cardinal (Alessandro Farnese, dit « le grand cardinal » qui aspire à être pape, comme le fut son père), et légitimée, va se voir dotée d’un destin rebelle. Elle épouse le baron Cesarini, devient la maîtresse, avec le consentement de son mari, d’un autre cardinal, Ferdinand de Médicis, issu lui aussi d’une grande famille toscane, dont la villa romaine abritera un pavillon des oiseaux, berceau de ses amours. Mais les « avvisi », les gazettes de Rome, qui transportent les cancans de l’époque, et les « menante« , les ancêtres de nos paparazzi veillent sur la trop belle Clélia Farnèse avec une opiniâtreté constante. Riche, dense, touffu, mais non étouffé par son érudition, ce tortueux destin d’une femme libre se lit et se suit avec un constant plaisir.
Le pavillon des oiseaux de Clélia Renucci (Albin Michel, 286 pages, 20,90 €)









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