Macarons de Saint Emilion
« Saint-Emilion : la gloire des « vrais » macarons »
On fabrique les macarons depuis 1620, à Saint-Emilion. La recette, reprise d’une communauté religieuse, s’est transmise à travers les âges. Recueillie après la Révolution par une dame qui l’a confiée à la veuve Goudichaud, mère de Mme Grandet, elle a été précieusement conservée par ses ses enfants, qui l’ont transmise à Mme Rémond, avant que Mme André ne la revende, avec sa mince échoppe, aux Blanchez, en 1930.
Danièle Blanchez sera longtemps la détentrice de la « vraie » recette des sœurs avant de passer le relais à Nadia Fermigier et son compagnon Didier Jullion. C’est la jeune génération, incarnée par Louis Jullion et son épouse Léna qui est aux commandes aujourd’hui de la boutique qui a gardé son air désuet et qui produit toujours les macarons à l’ancienne.
Le secret du moelleux des dit macarons, qui marient ni plus ni moins que de l’amande broyée, douce et amère, du blanc d’œuf (« avec des œufs que nous cassons nous mêmes« ) et du sucre, est dans le dosage : celui d’une pâte homogène qui se délivre au moyen d’une poche à douille sur un « papier spécial » qui ne brûle pas au four. Le résultat? Un macaron extra-fin, issu de l’artisanat bien fait. La maison fabrique également des cannelés, des kougelhopfs ainsi que diverses brioches et viennoiseries de qualité.











