La mort porte conseil de Hervé Paolini
C’est « the » polar de la rentrée, version premier roman, signé d’un inconnu de la République des Lettres, qui travailla dans la communication à New York, et dresse ici un tableau de la France tranquille d’un noir incandescent à la Chabrol. On pense notamment au Boucher, qui, avec Stéphane Audran et Jean Yanne, se déroulait dans un beau village du Périgord noir. Là, nous sommes en Normandie, en lisière du pays d’Auge. Industriel et gérant une usine appartenant à sa belle famille, au coeur du bourg de Pont sur Risle, Félix Bernardini est passe de vendre celle-ci à un groupe italien. Mais les contrariétés fusent. L’affaire n’a pas si rentable. Et dans sa vie privée, Félix, qui est veuf, vit avec l’ex-infirmière de son épouse, belle mais volage, est constamment taquiné et même plus par un beau-fils agressif qui a juré d’avoir sa peau. Félix, qui supporte la brûlure d’une cigarette sur le font, va prendre le devant de son destin. On ne vous raconte pas tout. Mais sachez que la simple lecture des premières pages vous fera vite galoper jusqu’à la fin. Une réussite.







