Caluche
« Paris 5e: on se pourlèche chez Caluche »
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En vadrouille côté 5e, notre ami Benjamin Berline est tombé sur une perle bistrotière à ne pas manquer. Suivons-le.
A l’angle de la rue Mirbel et de celle des Patriarches, Benjamin Fourty, breton de coeur et ex animateur du Café de la Nouvelle Mairie, onze ans durant, a fait sortir de terre, fin 2020, un coquet troquet aux multiples atouts: comptoir design, terrasse aimable, décor léché. Le sobriquet de cette halte à la fois policée, joviale et canaille, nouvelle coqueluche des becs fins du quartier latin ? « Caluche », ou la bouteille de vin en argot angevin.
Ce nom sibyllin constitue un malicieux clin d’oeil à la passion débordante qu’entretient le maitre des lieux avec le goulot de qualité et notamment la fine fleur du vin nature représentée ici sous son meilleur jour. Champagne brut non-dosé de Bonnet-Ponson, pépites rhôdaniennes du domaine Gramenon, cuvées de macération et autres raretés sont propres à allumer des étincelles dans les yeux des amateurs. Une riche collection à découvrir sur place mais aussi à emporter puisque la demeure a le chic de s’improviser caviste non-stop.
Benjamin accueille avec attention, connait ses amis fournisseurs sur le bout des doigts, s’affaire d’une table à l’autre avec une complicité teintée de pédagogie, tandis qu’aux fourneaux oeuvre Benjamin (encore un!) Augier de Moussac, passé notamment chez Garance, à l’Assiette Champenoise chez Arnaud Lallemand, au Bélisaire, sans oublier chez Itinéraires puis Fleur de Pavé, tous deux avec Sylvain Sendra. Un maitre-queux expérimenté, composant ici une musique qui ne triche pas, balançant entre authenticité brute et réfléchie, associations bien vues et technique sans faille.
Ainsi lors du gong du midi, se livre là une formule aux petits oignons, qui aligne son lot d’assiettes savoureuses, vives et parfaitement calibrées, ne lésinant rien sur la qualité du produit. Un ballet pouvant débuter par un coquin carpaccio de langue de cochon vinaigrette avec sauce moutardée ou encore d’exquis maquereaux marinés au vin blanc et échalotes.
Côté plats, le thon blanc de ligne, travaillé à la manière d’un tataki, avec sa soude maritime et son aubergine gratinée à la chapelure tomatée séduit tandis que le magistral onglet de boeuf – griffé Jean-Luc Larcade, éleveur haute-couture dans l’Orne, trouvant entre autre les faveurs de l’Elysée, de Septime et du maestro Piège – avec sa farandole de petits pois, ses pommes de terre nouvelles et sa sauce au poivre, remporte tous les suffrages. Ponctuations charmeuses avec cette mousse au chocolat doublée d’une craquante tuile aux amandes et ce moelleux à l’abricot – à la texture un peu ferme au regard de son patronyme – flanquée d’une belle crème crue infusée au romarin.
Le soir, la demeure poursuit sur sa lancée, régalant son monde à coups de petites assiettes à partager et de plats enlevés. Pleurotes en persillade, truite marinée crème aigrelette, rôti de veau fumé avec crumble de lait ribot et mayonnaise sans oublier la régressive tartelette à l’abricot et au citron emballent sans forcer.
On ajoute que, dès potron-minet ou presque, presse, croissants, tartines et jolis grains de l’Arbre à Café figurent là au rendez-vous tandis qu’à grands coups de radis beurre, canons de blanc et terrine maison, l’art de l’apéro se célèbre ici à toute heure. Bistrot, café et cave à vins, cette charmeuse Caluche a plus d’une corde à son arc.
















Très bonne adresse effectivement. Cuisine impeccable, avec une touche canaille mais en finesse. Cave orientée nature, précise, non modeuse, et très bien fournie en Beaujolais, Jura, Loire, Rhône, Sud, et avec des millésimes. Staff sympathique et pointu.
Excellente adresse. J’y suis toujours accueillie avec le sourire et avec bienveillance. Cuisine raffinée et généreuse, un plaisir d’avoir ce restaurant dans le quartier latin. Musique au top et bonnes soirées passées entre amis !
Oui c’est bon, mais le service est hyper désagréable, à crier sur mon amie qui vient pour réserver parce qu’elle est entrée par la mauvaise porte, qui était ouverte, et qu’ils venaient de laver le sol, ce qui n’était pas visible. Et ensuite disant qu’à trois on passait derrière ceux qui venaient à quatre pour le choix des tables…
Le service a toujours été très « serveur parisien qui vous fait bien sentir qu’il vous fait une fleur de vous servir » mais là on dépasse les bornes en termes de goujaterie.