Caluche
« Paris 5e : retour chez Caluche »
On vous en a parlé en août dernier. On y revenu pour constater la belle santé de ce bistrot d’angle, sa cave sous vitre apparente, son comptoir d’entrée, ses deux salles presque intimes, son sol à damiers, son grand tableau expressionniste avec ses personnages à table. On n’oublie au passage le charisme tranquille du patron Benjamin Fourty, qui fut présent quinze ans au Café de la Nouvelle Mairie, également dans le 5e, dont onze ans comme co-gérant. Et puis la présence affirmée du chef Benjamin Augier de Moussac.
Ce dernier, passé en stage chez l’Assiette Champenoise à Reims-Tinqueux chez Arnaud Lallemand, et à Paris au Bélisaire, chez Itinéraires et chez Fleur de Pavé avec Sylvain Sendra, mais encore chez Garance avec Guillaume Iskandar, joue la cuisine du marché en finesse qui se dévoile notamment au gré d’un imbattable menu du déjeuner à 33 €.
Oeufs mollets en « meurette », et tombée de chou doux, poireaux braisés (qui manquent un brin d’assaisonnement), avec féta, menthe et noisettes, terrine de campagne, fruits secs et armagnac, oreille de cochon craquant et grillée, fort joliment condimentée avec sa vinaigrette moutardée, plus cerfeuil et estragon ou encore truite marinée façon « gravelax », crème aigrelette font des entrées bien vues.
Le lieu jaune, avec ses carottes rôties, sa purée de carottes et son fumet, est une belle réussite. La carbonnade flamande séduit avec sa viande de boeuf tendre et généreuse, mais surtout l’accompagnement de lentilles blondes de Saint-Flour franchement superbe. Il y a également le risotto, cresson et parmesan et puis les desserts de bon ton comme la tartelette amande, citron et basilic.
Côté vins, c’est Benjamin qui entre en scène avec des flacons de qualité, volontiers bio et naturels sans excès. On lui fait confiance au verre avec le « Voilà le muscadet » plein de fraîcheur signé Lise et Bertrand Jousset 2022,
mis en bouteille à Vertou, ou encore le rouge « Flonflons » La Roche Bussière Antoine et Laurence Joly 20121, à Faucon, dans le Vaucluse au pied du Ventoux, à 85% de grenache et 15 % syrah, plein de fraîcheur et de fruit. Casse-croûte et vins, cafés, apéros et digeos toute la journée.













