Le Pontarlier "le Bistrot de Port Lesney"
« Port-Lesney : le bistrot des merveilles »
Un bistrot de carte postale, avec son comptoir, sa terrasse, ses nappes à carreaux, son ambiance comme avant, non loin du pont classé sur la Loue, son atmosphère guillerette, sa carte avenante, sa cuisine qui a du caractère et ne manque pas d’idées : c’est le Pontarlier. Louis Vuillecard, jeune bisontin, ancien du Château de Germigney, du Saint-Pierre à Besançon, de la Folie Douce avec Franck Mischler, comme des Barmes de l’Ours à Val d’Isère, est à la manœuvre aux fourneaux.
Le lieu certes, a des allures de café de toujours et le rubicond Noël Gauthier, étonnant sosie de Bernard Blier dans les Tontons Flingueurs (“Mais, il connaît pas Raoul, ce mec…“ ) l’anime avec faconde. Reste que le solide et le frichti sont là au diapason du cadre. Friture d’ablettes, toutes fraîches, pêchées dans le Doubs, exquis crabe mayonnaise avec sa gelée de pommes, ses salicornes, son céleri, ses pousses de moutarde ou ses tomates marinées au vinaigre de verveine et son siphon de burrata font des entrées en matière de qualité.
Il y a également les escargots du Petit Mercey à la française avec petits pois, sucrine et lard, comme une salade savoureuse et fraiche, la truite des Planches façon meunière avec sa purée de pommes de terre au cresson, son beurre blanc au vin jaune, les originaux encornets au caviar d’aubergine, bouillon, tuile sésame et pavot, plus le roboratif suprême de volaille fermière, plus comtois d’allure, avec sa crème au vin jaune, son mélange forestier de champignons et morilles, ses tagliatelle fraîches.
C’est généreux, sérieux, tout à fait dans l’esprit du pays. On y ajoute une série de desserts séducteurs qui sont l’une des parties fortes de la maison, avec l’éclatant Paris-Brest, sa crème chantilly légère, son praliné craquant, sa splendide et fine pâte à chou à partager, plus l’île flottante avec nectarine, crème anglaise ou encore la rhubarbe aux fraises en compotée, façon tartelette avec crème au basilic
Cela se renouvelle, bien sûr, au gré de l’arrivage et de la saison. Là-dessus, on boit franc et comtois, comme ce vif savagnin côtes du Jura traditionnel signé Badoz sur le « terroir du Revermont », ce chardonnay en arbois-pupillin « Jurassique » de JM Petit ou le rouge poulsard du domaine Pignier. Bel appétit à tous et large soif !













