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Balzac à la sauce PPDA

Article du 13 mars 2020

C’est « Illusions Perdues » express, une « Comédie Humaine » en réduction, avec ses chapitres brefs, ses personnages bien lissés, ses portraits à clefs, ses intrigues entremêlées. Deuxième volet d’une saga de notre temps (« la Vengeance du loup » est paru l’an passé), « l’Ambitieux » conte l’ascension d’un jeune loup aux dents longues, qui, élu député à moins de 30 ans, veut parvenir au sommet de l’Etat avec l’aide de son père biologique, acteur célèbre en fin de carrière à qui rien n’est étranger. Il y a la maîtresse rusée et ambivalente qui gère une chaîne de télé, l’amoureuse écrivain (« Blanche Sagan« !) qui pourrait lui faire perdre la tête, le poste de ministre de la culture vite offert par un président de la République qui craint l’ascension de son jeune rival. Bref, tous les ingrédients d’une tragédie classique revue à la sauce contemporaine avec des seconds rôles qu’on imaginerait incarnés par Gérard Depardieu et Niels Arestrup. Il y a du « Baron Noir » dans ce Balzac à la sauce PPDA. Drôle, habile, pétillant, avec des allusions évidentes à nos présidents passés et présents (de Mitterrand à Sarkozy, de Hollande à Macron). Beaucoup de panache se cache sous une apparente désinvolture.

L’Ambitieux de Patrick Poivre d’Arvor (Grasset, 232 pages, 18,50€).

A propos de cet article

Publié le  13 mars 2020 par

Balzac à la sauce PPDA” : 1 avis

  • Guichard

    Parlez-vous des écrivains de demain, non de cet has-been scribouillard mondain pour tourniquet de bar-tabac – qui se prend pour Balzac.

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