La Grangelière
« Eguisheim : la sagesse de la Grangelière »
Christophe Cavelier ? On l’a connu jadis en chef étoilé au Valet de Cœur de la Pépinière à Ribeauvillé. Depuis huit ans, il est devenu l’aubergiste sage de la Grangelière, y remplaçant Patrick Finckbeiner, alors venu du château d’Isenbourg à Rouffach, dans le coeur du village d’Eguisheim. Lorsque les amis de la cave Wolfberger font goûter leurs diverses cuvées, c’est chez lui qu’il se dirige. Les tarifs sont sages, les produits frais, les préparations soignées, les présentations sont nettes et le goût est là.
De plus l’accueil de son épouse Fanny est gentil tout plein. La terrine de foie gras et son chutney de figues, le « fischnacka » de homard (une variante de « l’escargot de viande » ou raviole de boeuf en pâte à nouilles revu avec crustacé en mousse et sauce bisque), le saumon sauce verveine et ses légumes du moment ou encore l’onglet de boeuf sauce pinot noir ont du coffre.
La salade mélangée avec poulet et crudités genre « fausse César » est plus banale, les escargots à l’alsacienne sont tout à fait corrects, quoique pas très joliment présentés. Les desserts (tarte aux cerises et glace vanille, sabayon aux fraises, crème brûlée avec sorbet fraises), comme le généreux café gourmand, sont d’un classicisme très « vintage », mais ils font aisément plaisir à tous.
Et c’est l’occasion de découvrir les belles cuvées signées Wolfberger, comme l’exquis crémant Révérence IX très papal avec chardonnay, pinot blanc, auxerrois, les élégants gewurztraminer et riesling du grand cru Hengst ou encore le très remarquable pinot Weid signé Lucien Albrecht qui bat à l’aveugle un grand bourgogne. Un bon point aussi, côté table, aux craquantes mini tartes flambées offertes en liminaire ainsi qu’à la délicieuse crème de courgette et basilic qui fait, en prélude, un amuse-gueule de qualité.













