C’est la table star de Deauville, sa reine non dite. On s’y moque des étoiles du Michelin: les vraies étoiles sont dans la salle. Vedettes en goguette, toujours discrète, veillées par un service complice, s’y font sereines. La cuisine, que mitonne avec sérieux Jérôme Taquet, un pur normand de Pont l’Evêque, formé jadis chez Régis […]...
Il a été formé en traiteur, est passé chez Raynier Marchetti, affectionne les présentations esthétisantes, mais sans oublier le sens du goût: c’est Jean-Jacques Mothu, le nouveau chef du Normandy qui a succédé à André Plunian, présent là depuis vingt ans, l’été dernier. Il veille les destinées de la Belle Epoque, le gastro de ce […]...
C’était le Yearling, refuge chic du Deauville aimant manger bon, sans trop se montrer. Le cadre feutré de bistrot à l’anglaise est toujours là, même si la demeure a changé d’enseigne et de nature avec Alain Perchey, qui travaillait à la mairie de la ville et a revu les prétentions du lieu à la baisse. […]...
Une institution ? C’est exactement ça. Cette belle brasserie années 1930 joue son rôle de monument vénérable dans la gaieté face au port. Banquettes de moleskine, beaux luminaires, plats éternels sont sans épate. Les Meslin ont repris la maison des Bazire en 1998 et le fiston Jérôme – qui ne possède évidemment pas le charisme dont […]...
Didier Flonet et Fabrice Dupond, qui ont des affaires à Paris, ont fait de l’ex Kraal, qui était une des tables vedettes de la station, une brasserie alerte face au marché. Moules farcies, salade du Yacht au saumon fumé, filet de bar à la crème de citron ou tartare de Charolais ne vont pas loin, […]...
Star modeste de Deauville, Eric Provost avait gagné au groupe Barrière l’étoile qu’il guignait là depuis vingt ans et qu’il garda durant huit ans. Cet élève de grandes écoles (Ghislaine Arabian au temps de Ledoyen, Alain Ducasse, avenue Raymond Poincaré à Paris), s’est taillé un domaine discret au cœur du chic Royal. L’allure années 1929 […]...
Cette épicerie de luxe face au marché qui a pris la place d’un salon d’esthétique vend jolis vins, produits estampillés Hédiard, jus de fruits Alain Millat, cidres, pommeaux, calvados (70 références !). Sans omettre les glaces de Martine Lambert et la soupe de poissons signée Saiter façon Jeannette. Le tout est proposé avec le sourire dans […]...
Lydie Perchey et ses deux frères qui sont pêcheurs, comme l’étaient leur père, viennent d’ouvrir cette poissonnerie prolongée d’une salle où l’on déguste les frais coquillages et la marée du jour, sole, sardine, anchois, merlan ou turbot. Avant ou après avoir acheté son maquereau, sa sole et son saint-pierre....
Serge Salmon tient avec maestria cette demeure hors norme que le Michelin ignore : un peu brocante, un tantinet table d’hôte, avec sa cuisine ouverte, sa cave superbe, ses deux étages, son bar à cocktail. Depuis la disparition inopinée de Muriel, sa compagne, qui fut la cuisinière émérite de la demeure, les trois adjoints fidèles de […]...
Olivier Harper, qui travaillé dix sept ans chez Miocque à Deauville, est installé à Trouville depuis quinze ans et a recréé une ambiance proche de la demeure de son ancien patron. Salle en mezzanine, banquettes, nappes à carreaux et terrasses donnent l’illusion d’un lieu de toujours. Moules à la crème, palourdes aux artichauts et chorizo, […]...
Claude Maudelonde, qui travailla vingt ans au Central, a repris cette petite maison sur le boulevard roulant et gourmand face au port, qu’ils ont rénové, éclairci, bref, ravivé avec allant. On vient là se faire fête dans la gaieté et sans se ruiner, au gré de deux menus généreux. Croustillant de camembert, choucroute de la […]...
Jeremiah Quesnel, trente ans, qui a travaillé en salle aux Vapeurs et à l’Annexe, a créé un bistrot proche de la plage dans une petite rue pleine de charme au cœur de Trouville. Bulots mayonnaise, huîtres de pleine mer, terrine de joue de bœuf, salade Caesar, moules marinières, steack de thon au beurre rouge et […]...
Il est le petit roi non dit de sa ville d’adoption. Cet Italien de Briey (Meurthe et Moselle), qui travailla jadis en traiteur chez Kahn à Metz, fut à son enseigne au pied de la Tour d’Argent quai de la Tournelle, est devenu l’artiste du quai de la Marine à Deauville, à deux pas de […]...
C’est le japonais exquis et méconnu du 16e. Le lieu est minuscule, la devanture anodine. Il y a là quatre tables, plus un comptoir, des lumières vives, du bois clair. Aux commandes, en one man chaud (et froid): Tadahiko Kinjo, qui sert en solo quinze couverts pas plus à travers des menus en figures imposées. […]...
Une redécouverte niçoise à Paris signée de notre avocat gourmet, Didier Chambeau. Venus de chez Lapérouse il y a bientôt six ans, Alain Hacquard au piano, ancien de chez Faugeron puis du Chiberta et Carlos Romeira en salle œuvrent avec bonheur dans cette ambassade niçoise du quartier du Gros Caillou. Après avoir relooké ce décor […]...
Il y a la table à succès et il y la cave encore discrète. Qu’administre le petit Pierre, aussi barbu que ses autres camarades de salle du 80 rue de Charonne. On vient ici quérir les vins naturels, frais, rieurs, de Toscane, d’Emile-Romagne, de Bourgogne ou du Jura qui vous ont plu chez Septime, tout […]...
La maison, on la connaît et ne s’est pas privé de la disséquer. On peut gloser à l’infini sur le talent de Bertrand Grébaut, ses doigts d’or, le chic en salle de Théo Pourriat, qui a l’oeil à tout, le style « barbudos » du service, avec ces jolis messieurs qui semblent tous avoir cassé leur rasoir, […]...
Il livre aux belles tables de son quartier, de Septime à CheZaline, est devenu la star boulangère non dite de son neuf quartier. Présent dans le 9e et le 18e, Rodolphe Landemaine, formé jadis chez Lucas-Carton et Fauchon, est également chez lui à deux pas de la place Léon Blum et de la rue de […]...
Une cave de quartier de qualité, qui propose aussi bien un irancy bien vu et bien fait à bons prix, que de grandes côtes de nuits en beaux millésimes, un médoc de grande classe, un 3e vin de château Calon et des whiskies de malt, comme des rhums de belle extraction, plus les promotions du […]...
Une découverte transalpine à Nice de notre correspondant de la côte Alain Angenost. À Nice, il y a 10 ans, Paolo Bonizzoni avait ouvert avec succès, Boni, rue Barla puis rue Tonduti de l’Escarène. Ces derniers temps, il souhaitait revenir à une vraie cuisine italienne et familiale. C’est à St-Philippe, un quartier associatif, à l’ancienne, […]...
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Journaliste, écrivain, flâneur professionnel, gourmet vagabond, hédoniste bourlingueur, voyageur sans œillères, poète bucolique et paysan urbain.