Je vous écris d’Italie. Je suis au coeur du Guéliz, à Marrakech, dans ce qu’on nomme depuis les années 20/40 la ville européenne. Nous sommes là dans une Rome années 1960/70. A tout instant, on s’attend à voir Monica Vitti sortir sur la terrasse au bras d’Alain Delon. C’est un hôtel comme on l’image dans […]...
On mangeait bien à Marrakech jusque là. Désormais, on y mange divinement. Il y a le phénomène Alleno, comète filante, mais stable et équilibrée, travaillant en chef d’équipe zélée. Sous la houlette du grand Yannick, Jérôme Videau joue la doublure de choc, en forme de chef exécutif. Maxime Gilbert a en charge la grande Table […]...
Elle bouge, s’amuse, se regarde, s’ouvre aux autres. Et à l’art. C’est même son nouveau dada avec la toute première « Marrakech Art Fair », la foire d’art contemporain organisée trois jours durant, le week-end dernier, au palace Es Saadi. 2500 personnes lors du vernissage, trente et une galeries représentées, dont dix du Maghreb, dix neuf venues […]...
Rouges, les remparts, ocre, le pisé des maisons, rose, la ville, au couchant, jaune d’or, la lumière pâle qui s’échappe de la Koutoubia, noir et blanc, grandeur nature sur écran géant, la place Jemaa el Fna, où toute la ville et les voisins du Haut-Atlas, venus en assemblée bigarrée, ressuscitent l’atmosphère des Mille et une […]...
C’est un lieu à part, un hôtel pour rêver, un village dans la ville, une cité idéale créée pour l’amour du beau, avec l’artisanat marocain en ligne de mire. Nous sommes au coeur de Marrakech, au bord des remparts, à deux pas du grouillement de Jemaa El Fna. Mais seul le gazouillis des oiseaux s’invite […]...
Son quartier était plutôt autour de la Gare du Nord et du canal Saint-Martin, mais Léon-Paul Fargue était chez lui partout dans la capitale, parlait d’Auteuil comme de Passy, des palaces comme des brasseries, visitait les quais comme les Tuileries, était à l’aise chez Lipp dont son père et son oncle avaient imaginé les céramiques. […]...
Il est mon portraitiste de choc depuis 30 ans. Laisser la parole à Maurice Rougemont pour Yam’Tcha, que nous évoquions tout à l’heure par l’entremise de Didier Chambeau, c’est offrir la place à l’image vivante. D’abord le sourire rieur et triomphant, avec son mélange de naïveté et de sincérité, d’Adeline Grattard, ensuite le service de […]...
Un message gourmand de Didier Chambeau, l’avocat gourmand, fan de Yam’Tcha de la première heure et qui vient d’y retourner, les yeux remplis d’étoiles.. Il aura fallu moins d’une année pour qu’Adeline Grattard et son mari Chiwah Chan soient deux incontournables du Paris gastronomique. Il faut dire que le risque n’était pas grand pour deviner […]...
Je me souviens de cette adresse conviviale et ludique aux temps, pas si lointains, où nous arpentions, le tant regretté Lionel Poilâne et moi même, le bitume de Paris en quête des belles adresses du moment, pour ne pas dire de l’or du temps. On ouvrait ensemble la porte d’une table ou d’une boutique comme […]...
Pile derrière l’église d’Auteuil, la façade rouge se remarque avec aise. Cette discrète maison boulangère et pâtissière vaut pour son accueil adorable, comme en province, ses baguettes craquantes, son campagne au levain, mais toutes ses brioches sucrées, comme ses craquants palmiers, sont exquises. Son kougelhopf, en grand et en petit modèle, est fondant comme neige […]...
Quand mon prolifique correspondant PACA monte de la côte – et de son haut Var – vers Paris, il s’empresse de dénicher, vite fait bien fait, de bonnes, savoureuses, pas toujours chères, pas toujours louangées comme il se doit. Voilà donc les retrouvailles imprévues avec un grand pro de salle dans une toute petite maison […]...
C’était une chanson fameuse de Charles Aznavour. C’est, ou presque, même si j’en rajoute un peu en bon voisin qui voudrait coller ses rêves aux belles enseignes de son quartier, la fière bannière de Charlie Marciano et Gilles Bellot. Ces deux joyeux drilles, qui accueillent avec le sourire, servent tôt et tard, rameutent avec aise […]...
C’est une adresse d’angle d’obédience transalpine qui fait parler d’elle depuis de nombreuses années, mais a souvent changé d’enseigne. Ce fut d’abord un repaire sarde et délicieux sous le nom d’Il Sardo, du temps du fugueur Giambatista Saliu (qu’on vit avec sa soeur Nicoletta au Gusto Sardo à Chaillot, puis près de la Madeleine dans […]...
Cela fait des années que lorsqu’on me demande à Paris mon restaurant préféré, je n’ai qu’une réponse: les Lyonnais, rue St Marc! La beauté du décor, les stucs, les banquettes, les céramiques, l’ambiance de toujours: voilà ce qu’on aime. Plus une cuisine canaille au petit point signée Alain Ducasse avec une équipe rôdée sous la […]...
En direct de Nice, par la voix d’Alain Angenost, mon correspondant sur la côte d’Azur, voilà une table discrète, à noter sur vos tablettes. Et à faire connaître. Je laisse la parole à Alain que la passion de découvrir n’abandonne jamais. Il y a 13 ans il a accosté au bistrot du port qu’il a […]...
Discret, mais déjà sûr de son métier, bel artisan au coeur d’un quartier bourgeois dont il figure la belle pioche heureuse, Vincent Blaublomme propose des viandes de qualité fermière au mieux de leur forme avec le Limousin et ses lisières en ligne de mire. Ce jeune boucher dynamique, accueillant avec cœur, vante avec ferveur l’agneau […]...
Besoin d’iode, de fraîcheur? Le bar à huîtres, à l’angle Montparnasse/Raspail a fait sa mue. Garry Dorr, jeune héritier dynamique, dont le père possède la chaîne bistrot et cie, a revu le lieu avec joliesse, affinant ce qui aurait pu n’être qu’une des machines à sous du boulevard en lieu d’évasion rêveuse, offrant dans l’assiette […]...
C’est ouvert le dimanche soir, c’est un monument historique, c’est une winstub, même si on y sert aussi et désormais de la tarte flambée, le lieu n’est pas cher: voilà cinq bonnes raisons d’aimer le Strissel. Le lieu fut en 1385 une belle auberge nommée Zum dem Witterer (au Bélier), c’est devenu l’Autruche, à partir […]...
La crise n’existe pas. N’a jamais existé. Tout le monde est beau, riche et gentil. La preuve? La terrasse du Flandrin sous le soleil, prise d’assaut par les beautiful people, le tout seizième chic, Neuilly et Levallois, sa banlieue. D’ailleurs, Patrick et Isabelle Balkany sont au premières loges. Marcel Dessailly, en famille, s’est sagement réfugié […]...
« Marinier de Loire va toujours beau/Gueux sur terre/Seigneur sur l’eau » : la devise s’inscrit sur le sol en hommage aux anciens bateleurs du fleuve. Nathalie et Bernard Deshayes qui tenaient l’Auberge du Ciran à Ménestrol-en-Villette, au cœur de la Sologne, ont créé à fleur de Loire cette belle auberge avec ses tables toutes décorées sur […]...
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Journaliste, écrivain, flâneur professionnel, gourmet vagabond, hédoniste bourlingueur, voyageur sans œillères, poète bucolique et paysan urbain.