Etes-vous Noordwijk Aan Zee ou Scheveningen? Dans les deux cas vous aimez la mer du Nord, l’air iodé, les plages de sable, les dunes, les crevettes qu’on déguste en toast, les harengs crus et le béton. Proche de la Haye, Scheveningen figure une banlieue aimantée par de grands immeubles ayant poussé en tout sens. Il […]...
Quand un grand portraitiste rencontre le meilleur chef du monde, ça donne forcément des étincelles. Et cela commence d’abord par une leçon de hareng, devant la baraque à poissons de la plage de Zandvoort: comment le manger sans se lâcher… Il y a ensuite le moment d’avant le repas où le chef se donne l’assurance […]...
Le meilleur chef du monde? Il a 39 ans, s’appelle Moshik Roth, est israélien, exerce en Hollande depuis dix ans à l’enseigne (imprononçable pour un non néerlandophone) de Brouwerskolkje. Autrement dit le « puits des brasseurs » – ou encore la source de la brasserie, comme on voudra. Mais il est bon d’en savoir un peu plus […]...
Un point perdu sur la carte du nord de l’Europe, quelque part entre Haarlem et Amsterdam. Du sable, de la mer et du vent, du gris, du bleu qui perle, et puis quelques constructions modernes improbables. Une baraque aussi, dont on ne sait trop ce qu’elle annonce: friture de poissons du jour, mais surtout harengs […]...
Fréquenter un café à Amsterdam n’est pas simple. Il est de bon ton de distinguer cafés bruns, patinés par la fumée des cigarettes, des cafés blancs ou grands cafés, plus “ européens ”, donc plus classiques et aussi des “ Proeflokaal ” voués à la dégustation de genièvre. Voici les plus pittoresques dans les trois catégories. Papeneiland, Prinsengracht 2. […]...
Au terme d’une balade architecturale nostalgique dans Amsterdam, la bonne idée: découvrir le Garage. Cette brasserie gourmande, gaie comme est pinson, bâtie il y a deux décennies dans un ancien garage, est le royaume de Joop Braakhekke. Cet ex-star gourmande de la télé hollandaise mué en gai luron, aubergiste chic et savant accueille en toutes […]...
« J’ai appelé deux fois Amsterdam pour les frêts Amsterdam avec les mouettes dans sa gare Et le nom de Java chantant sur ses tramways« Ce sont, bien sûr, les vers de Marcel Thiry, le poète belge au long cours, qui fut une sorte de Cendrars chic et éveillé, l’auteur de « Toi qui pâlis au nom […]...
Oh, je sais bien, j’arrive après la bataille. Mais je ne suis pas le dernier. Bruno (Verjus), comme toujours, fut le précurseur ou le pionnier. Alain Neyman des Restaus.com lui a embrayé le pas. Puis, toute la presse – ou presque – s’est ralliée. Dans ce bout de rue proche des gares de l’Est et […]...
Il est là, installé, vraiment chez lui, dans un salon années 1950 aménagé pour lui par Indira Madhavi: c’est Jean-François Piège. L’ex wonder boy du Crillon, l’ancien lieutenant de Ducasse au Plaza-Athénée, le valentinois passé jadis chez Boyer, puis aux côtés de Cirino au Vernet, a enfin la maîtrise des choses. Il a quarante ans […]...
Le meilleur dessert de Paris du moment? Le « coing confit en fudge » d’Alain Senderens. Le secret: le fruit est poché vapeur avec son caramel déglacé au jus d’orange, garni d’une compote de coing, assorti d’une glace rhum raisin, le tout sur une pâte crumble amande, que surmonte une tuile au caramel, avec sa sauce caramel: […]...
Il ne manque pas de cachet, ni de chien, ce beau café années 20, revu années 1950 et qui semble flambant neuf. La terasse a vue sur le Monoprix et la place du marché. Nous sommes là au coeur du village d’Auteuil, face au métro Michel-Ange. Carla B., qui gîte tout à côté, dans une […]...
Cela m’embête toujours de jouer les donneurs de leçons, donc les « vieux cons » (mais on passe vite, sans s’en apercevoir, du rang de « jeune con » à celui de « vieux con »…), mais voilà que je tombe, avec quelques jours de retard sur la chronique de mon confrère et cadet François-Régis Gaudry, dans l’Express Styles de cette […]...
François Cérésa m’en avait parlé maintes fois avec chaleur et me l’avait révélé pour le Pudlo Paris de l’an passé. Il m’y a mené aujourd’hui. Le fait est que le bougre, qui habite le faubourg Saint-Germain, autrement dit le quartier des ministères, celui-là même qui fut celui de Blondin, de Déon, de Laurent, bref, des […]...
Ce matin, publication des étoiles du nouveau guide Michelin Kyoto/Osaka/Kobe. Révélant 12 « trois étoiles »(dont 7 à Kyoto), 46 « deux étoiles » (dont 22 à Kyoto) et 185 « une étoiles » (dont 71 à Kyoto). J’en profite pour relire mon papier du Point de mon époque tourisme sur Kyoto. Et vous le livre aujourd’hui, avec mon commentaire sur […]...
Qu’on sache une chose en liminaire: j’adore Michelin qui, depuis un siècle, nous dicte la mode, et à l’aune duquel nous mesurons nos tables. On parle ainsi en terme d’étoile, comme on évoque les distances en mètres et la température en degrés Celsius. J’apprécie aussi la clarté de son système de notation qui a servi, […]...
Didier Chambeau, mon avocat gourmet, arrive de Marseille, épaté par Michel, sa brasserie des Catalans, sa bouillabaisse. Je m’empresse de lui laisser la parole. Michel, c’est l’histoire de la famille Visciano, qui règne en ces lieux depuis 64 ans. De génération en génération, le petit-fils Antoine est aux commandes. Ici, on a sa propre pêche […]...
Je viens d’achever, avec quatre ans de retard – mais tout arrive à point nommé -, l’Elégance du Hérisson, épaté par cette concierge cultivée qui adore Ozu, le cinéaste japonais, qui porte le même nom que son nouveau locataire du 7, rue de Grenelle, et la petite Paloma, surdouée, qui a réponse à (presque) tout. […]...
Adieu Marrakech: il y a toujours un moment, ici, où le coeur s’arrache. Pour que l’adieu soit doux, on fait son dernier repas à la Table du Royal Mansour, dans ce jardin admirable et discret, à l’ombre des remparts où les mets délicats et maraîchers passent comme un souffle. Le chef Laurent Chancel, petit gars […]...
Il y a quelques semaines, j’évoquais ici même les tables italiennes et françaises de la Mamounia. J’oubliais- volontairement – la marocaine, tenue à bout de bras par Rachid Agouray, qui a 27 ans de maison, travailla ici longtemps avec son oncle Boujemaa Mars qui fut le chef légendaire de la demeure et continue sur sa […]...
Conversation douce ce midi avec mon vieux pote et néanmoins collègue Claude Lebey, né Jolly, à la terrasse de la Table, au Royal Mansour de Marrakech. Nous ne sommes pas seuls. Jean-Pierre Chaumard, qui dirige la royale demeure, et le photographe Jean-Daniel Lorieux, sont là aussi. Entre la soupe de fenouil glacé, le vitello tonnato […]...
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Journaliste, écrivain, flâneur professionnel, gourmet vagabond, hédoniste bourlingueur, voyageur sans œillères, poète bucolique et paysan urbain.