Paris 16e : c’est Mireille qu’on aime !

Article du 5 novembre 2026

 

Christophe, Léa, Maxime © GP

Rue Gros, à deux pas de la Maison de la Radio, voilà une adresse reprend vie et un lieu qui retrouve son âme. Après Griffes,  qui prit la succession du Petit Chêne, puis de Chaumette, voici Mireille, ressuscitée avec talent par l’équipe d’Attabler, rue de la Pompe. Un bistrot qui ne cherche pas à réinventer la poudre mais à refaire, avec goût et métier, ce qu’on aime à table.

Harengs pommes à l’huile © GP

Aux commandes, Maxime Le Meur qui veille en cuisine, tandis que Sébastien Perrier s’affaire en salle et à la sommellerie, que Léa Tardella à la direction et l’accueil, passée par le groupe Alain Ducasse, Mimosa avec Jean-François Piège et Tabata Mey à Lyon, et Christophe Guillermain pour exécuter la partition gourmande aux  fourneaux. Voilà une équipe qui connaît manifestement la musique.

Poêlée de girolles © GP

Le décor joue la partition du chic bistrot à l’ancienne : bois et pampres, miroirs, comptoir en zinc, tables de marbre sans nappes, certes, mais avec des serviettes à carreaux bleus en tissu, plus de beaux couverts et des faïences anciennes. Bref, du caractère, de la chaleur, sans le moindre chichi. Ah, on l’oubliait : la baguette présentée entière à la table et venue de chez artisan de Courbevoie est délicieuse : mie aérée, croûte craquante. Cela compte !

La baguette et le beaujolais © GP

Dans l’assiette, la tradition est travaillée au petit point : splendides girolles poêlées, œufs mayo traditionnels justement peu cuits, harengs pommes à l’huile jouant habilement sur le chaud et froid, basse côte de bœuf avec ses frites à la peau, parmentier de confit de canard. C’est franc, généreux, lisible.

Parmentier de confit de canard © GP

Et les desserts ne jouent pas les seconds rôles : magnifique soufflé au chocolat noir avec sa chantilly non sucrée et sa belle glace vanille, superbe tourtière landaise avec sa goutte d’armagnac ou encore flan Mireille façon crème renversée. De quoi finir avec le sourire.

Basse côte et frites © GP

Côté vins, un beaujolais Griottes de Chermette accompagne joliment le tout, avec des tarifs qui restent raisonnables. Du goût, du cœur, du métier et des prix sages : Mireille a donc quelques solides arguments pour devenir le bistrot du quartier — et même un peu au-delà. Un conseil tout simple : réservez !

Soufflé au chocolat © GP

Mireille

Rue Gros, Paris 16e
Tél. : 01 42 24 90 77
Carte : 50 €
Métro : Ranelagh
Fermeture hebdo. : dimanche, lundi
Site : @mireilleparis16

 

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Publié le  5 novembre 2026 par

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