
Petit déjeuner sur le balcon © GP
C’est la halte de charme par excellence au cœur de la Sologne des étangs, des brumes, des châteaux, des halliers, des domaines de chasse et des forêts. Cet hôtel particulier Renaissance édifié en 1520 pour Jean Gitton, seigneur de Montgiron et ami de François 1er, fut la résidence des premiers échevins et maîtres-drapiers de la ville. En 1774, à la veille de la Révolution française, le bâtiment est vendu par le chanoine Nicolas Gitton au sieur Pierre Boiffard, aubergiste restaurateur.

Une chambre © DR
Au 19e siècle, trois générations de maîtres d’hôtel de la même famille s’y succèdent : Augustin, François et Achille Fouque-Lacroix qui, entre 1842 et 1871, transforment l’hôtel en « Grand Hôtel » avec « gaz à tous les étages », jet d’eau dans la cour intérieure et clientèle choisie reçue « à pied, à cheval et en voiture ». En 1961, Colette et Alain Barrat, rejoints en 1980 par leur fille Marie-Christine et leur gendre et chef de cuisine Didier Clément, reprennent la tradition d’accueil tricentenaire du lieu.

Une salle de bain © GP
Après une série de travaux ayant amené 100 tonnes de matériaux anciens au sein de la maison, l’hôtel particulier renaissance a été entièrement rénové ces dernières années sous l’impulsion de Marie-Christine & Didier Clément. Rejoints depuis par la 3e génération, leur fille Hélène. Il y a l’épicerie dont nous avons parlé, la grande table dédiée aux plaisirs solognots, des rivières et du gibier, bien sûr, maintes fois évoquée, mais aussi ce bel hôtel tranquille qui fut jadis rénové avec ses couloirs chaleureux et ses terrasses intérieures, avec vue sur cour, par l’architecte troyen, Dominique Honnet.

Dans le couloir © GP
Pierres de Bourgogne, verres, miroirs, canapés colorés, literie de qualité, salles de bain fonctionnelles jouent ici la symphonie heureuse. Il y aussi les coins salons, avant la découverte du restaurant. Assez pour se donner envie de faire ici étape pour une nuit ou plusieurs et d’établir ses plans d’excursions pour visiter le pays de Raboliot et du Grand Meaulnes.

Chèvres de Loire et livres hommages © GP
Grand Hôtel du Lion d’Or