Paris 11e : Lacigne, ou le bistrot parisien de cuisine japonaise

Article du 4 octobre 2025

Direction le 11e ou Emmanuel Arnaud, amoureux des saveurs nipponnes, nous fait découvrir une perle faisant le trait d’union entre bistrot français et culture nippone. On l’écoute ! 

Tamago © EA

A Paris, c’est bien connu, question restaurant japonais, on a toujours trouvé :

  • De très nombreux « faux japonais », Tokyo-sushi et autres Osaka-rama ; établissements tenus par des personnels non japonais, qui servent quasi-exclusivement sushis et sashimis, de qualité parfois discutable – et parfois « à volonté » ;
  • des restaurants d’hyper luxe, tenus par des Japonais, souvent de grands chefs, spécialisés, chacun proposant des mets bien précis ; kushikatsu, soba, okonomiyaki, etc. Difficile d’y débourser moins de 50 € par personne ;
  • des restaurants de standing, milieu de gamme, tenus par des Japonais, offrant une cuisine japonaise plus généraliste, tonkatsu, sushis, plats en – don (katsu-don, una-don, etc.), mais fort bien exécutée ; le menu de midi est aux alentours de 30 €. Si le service n’est pas des plus rapides, et la carte assez immuable, ce sont des valeurs sûres.

Et il en est allé ainsi pendant au moins trente ans… Jusqu’à l’avènement de Lacigne en 2023 ! A cette enseigne, dans une petite salle de moins de vingt places, Daisuke Kikuchi, chef chevronné, passé par l’Atelier Robuchon travaille main dans la main avec son épouse Mégumi, pâtissière qui confectionnait auparavant d’exquis petits mochis, notamment à la rose, au salon de thé La Petite rose (devenu aujourd’hui l’Atelier Pages).

Daisuke et Megumi Kikuchi © DR

Comme dans les meilleurs bistrots, il y a d’abord des incontournables et des plats phares. En entrée, Tamago (œuf, en japonais), ou bien Nasu (aubergines); en plat, zenmaguro-don (maguro = thon, avec du riz, comme tous les plats en – don), yasai curry (curry de légumes), ou katsu-don (porc pané dans un bol avec du riz); et en dessert, Goma, pudding sésame noir, et mochis ; …Mais autour de ces classiques, une inventivité constante fait varier la carte quotidiennement. Le chef s’amuse, mélange cuisines française et japonaise, comme en témoigne le Nonmiso, cervelle de veau et radis blanc râpé.

Kabocha Tamago © EA

S’y ajoutent un service des plus véloces – avec la promesse pour les plus pressés de terminer votre déjeuner en moins de 30 minutes (rarissime pour un restaurant japonais de cette qualité) – des portions généreuses mais couplées à un sentiment de légèreté en fin de repas qui conviendra aux travailleurs enchainant les réunions l’après-midi et surtout un rapport qualité exemplaire puisque ce sont ici des prix de bistrot de bas de fourchette qui sont pratiqués, 22 € menu complet (!). CQFD…

Zukemaguro-don © EA

Illustration avec l’entrée du jour, le fameux Tamago « crème parmentière – œuf mariné » : l’alliance du chaud et du froid doublée de laa sensation de l’œuf en sauce dans la bouche, qui cède la place au zukemaguro-don, marqué par la fraîcheur de la chair du thon et l’addiction du soja qui vous saisit le palais d’emblée…

Ringo © EA

Enfin, en dessert, le Ringo (pomme), terrine de pomme, rhum, raisin et crème matcha, où la puissance du rhum est comme par enchantement adoucie par la crème de matcha, Quant au mochi kinako, qu’on peut s’accorder en bonus, alors lui, c’est carrément le baiser de l’hôtel de ville, de Doisneau, fondant et caressant tout à la fois. Longue vie à Lacigne !

Mochis © EA

Lacigne

124 avenue Parmentier

Paris 11e

Menus : 20, 22 (dej.) €

Carte : 30-50 €

Fermeture hebdo. : Lundi soir, mardi soir, dimanche

Horaires : 12h-15h, 19h-22h

Métro(s) proche(s) : Oberkampf

Site internet : https://www.instagram.com/lacigne.paris/

A propos de cet article

Publié le  4 octobre 2025 par

Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Donnez-nous votre avis !