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Lili au Peninsula Paris

« Paris 16e : les délices chinois de Tak Lau Yuen »

Article du 17 décembre 2024
 

Tak Lau Yuen © GP

Il s’appelle Tak Lau Yuen, est natif de Hong Kong, est venu en France à, l’âge de 6 ans, est revenu dans son île natale rejoindre son père cuisinier dans une table locale, a repris le chemin de la France, travaillant notamment avec Christian le Squer chez Ledoyen, puis retournant à la cuisine chinoise au Shang Palace dont il fut sous-chef trois ans durant. Il est présent au Lili du Peninsula depuis dix ans, fut le second de Dicky To, est devenu chef à part entière avec le coup de pouce du chef exécutif du palace de l’avenue Kléber, David Bizet qui veille sur les achats de produits de haute tenue autant que sur une grande carte dite « la Grande Scène » et qui est comme une ode à la cuisine modernisée.

Le duo de rôtisserie © GP

Le grand service sous la houlette de Luck Tran et le beau choix de vins, comme le cadre spectaculaire très « Shanghaï années 1930 » sont des « plus ». Reste que le bonheur est ici dans l’assiette, avec des idées franco-chinoise qui renouvellent l’esprit maison. Ainsi les amuse-bouches, comme les noix caramélisées, le croustillant au piment d’Espelette et celui d’artichaut et poutargue, les dim-sum d’exception, ha kao aux crevettes, sui mai mariant crevettes et volaille, porc laqué au miel comme le Xiaolong bao, unissant pluma et jambon bellota, les palourdes à la tige d’ail, les saint-jacques au caviar et l’ormeau braisé.

Cabillaud vapeur, sauce haricot noir © GP

Il y a encore, dans les exquis préliminaires, la crêpe de riz au croustillant de crevettes et ce magique duo de rôtisserie mariant tendre pluma de porc ibérique à la truffe et (divine) poitrine croustillante. Mais on n’échappe au rituel du canard laqué à la pékinoise et ses crêpes avec sa sauce aigre douce, sa chair tendre, sa peau croustillante. Mais il y a aussi les noix de saint jacques de Port en Bessin sauce XO, le cabillaud vapeur sauce haricot noir et puis ces plaisirs carnassiers que constituent  le carré de porc ibérique sauté à la tige d’ail, l’agneau braisé et flambé, avec aubergine et poivron, le Kai lan (le brocoli chinois) sauté a l’ail, mais aussi le si gourmand riz jasmin au foie gras.

Canard laqué © GP

Là-dessus un service aux petits oignons, vous propose au verre des liquides de choix : le charmeur Deutz rosé 2014, le séductrice cuvée Belle Époque 2014  Perrier Jouët, le kefir Leitmotiv Fruits Rouges Poivre Sichuan APF (Atelier Particulier de Fermentation), produit à Sainte-Croix-aux-Mines par l’ex sommelière Elsa Steullet, le si flatteur beaune Clos des Renardes 2022 de la star de la côte de Beaune Fanny Sabre. On n’oublie au moment du dessert (la banane flambée à l’alcool de rose au guéridon) le chateau de Fargues en Sauternes 1996 de la famille Lur-Saluces et la liqueur d’Asie Chamei – alcool de prunes au thé blanc. Une sacrée expérience gourmande en forme de grand voyage !

Flambage des beignets de banane © GP

Lili au Peninsula Paris

19 avenue Kleber
Paris 16e
Tél.  01 58 12 66 05
Menus : 78, 88 (déj., sf sam.) €
Carte : 80-180 €
Fermeture hebdo. : Lundi, dimanche
Métro(s) proche(s) : Kléber, Boissière
Site: www.peninsula.com/fr/paris/hotel-fine-dining/lili-cantonese-chinese

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Publié le  17 décembre 2024 par

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