Maceo
« Paris 1er : les plaisirs de Maceo »
On vous a déjà parlé de Maceo, autrement dit l’ex-Mercure Galant rebaptisé, il y a un quart de siècle, par Mark Williamson du voisin Willi’s Wine Bar, avant et pendant le confinement. Adrian Williamson, fils de Mark, continue de gérer la demeure avec sérieux et le lieu, face au Grand Véfour, d’un côté, rue de Beaujolais, de la Bibliothèque Nationale de l’autre côté, rue des Petits Champs, se prête à toutes sortes de repas conviviaux.
Il y a la belle salle du premier étage avec ses plafonds à stucs, ses grandes moulures, la salle au rez de chaussée, avec son bar d’entrée, ses recoins, sa cave et ses casiers à vins, ses stucs, ses boiseries, ses miroirs, ses tables bien mises et bien nappées. On vient là pour des dînettes fort soignées au fil des saisons et du marché, avec des mets que mitonne avec sérieux une équipe rodée.
Velouté de champignons, avec sa poêlée forestière de girolles, cèpes et pleurotes, son oeuf bio mollet, sa fine pêche des criées bretonnes (comme un cabillaud juste cuit nacré), avec son fumet de poisson safrané et ses légumes du moment (brocolis et pois chiches) témoignent d’un sens des goûts justes, des cuissons exactes et d’une technique sans faille .
La partie vins est d’importance et l’on fait confiance à Adrian pour les trouvailles du jour, comme ce champagne vineux signé Pierre Gerbais, le vif blanc corse Canereccia cuvée des Pierre 2022 ou encore le très séducteur bourgogne rouge cuvée Maison Dieu du domaine Rebourgeon-Mure à Pommard en. 2021.
En dessert, la fine poire pochée, crumble, émulsion au lait et sauge, passe toute seule. Mais le craquant gâteau au chocolat de Saint-Domingue avec noix fraîches et orange confite n’est pas non plus. Vive Maceo !














