Restaurant Christophe Bacquié - Mas les Eydins
« Bonnieux : le cocon 3 étoiles des Bacquié »
Ils ont bien pris la mesure du Luberon, se bâtissant un lieu d’exception, avec ses cinq chambres délicieuses, deux gîtes, un vaste jardin, une piscine, des oliviers, des figuiers, sur 3,5 ha, à l’écart du village de Bonnieux. Un cocon 3 étoiles ? Il y a de ça. Après leurs années corses à Calvi, leurs quinze ans au Castellet dans le Var, les Bacquié ont choisi de faire petit, mais splendide, léché, peaufiné. Alexandra l’accueil incarné, la gestionnaire, jadis formée dans la banque, Christophe, le technicien inspiré, passionné, tempéré, qui ne laisse rien passer, MOF passé par toutes les cases de la cuisine moderne qu’il maîtrise avec panache forment un duo performant de très haute volée.
Un séjour ici ? D’abord une pause côté grand Lubéron, avec montagnes, collines, cyprès, oliviers pour voisin, une étape relax. Et puis un repas orchestré de façon savante après le grand repas. L’apéro vers 19h30; Puis le dîner vers 20h, où les convives sont fins prêts pour la grand messe gourmande. Les classiques du Castellet flirtent avec les nouveautés du jour. Le menu (fixe, mais adapté, léger, équilibré) donne place à la maestria de Christophe Bacquié et sa petite équipe triée sur le volet.
Cela commence avec les crackers au crémeux de sardine, avec l’anchois millésimé, plus le tartare de truite de l’Isle-sur-la-Sorgue, œufs de truite et poutargue corse en fine tartelette. On démarre sur les chapeaux de roue avec les forts digestes tomates en couleurs, avec leur burrata fumée, le splendide et si digeste gaspacho de tomates vertes qui donnent envie, après cela, de dévorer la terre entière.
On embraye avec le fameux aïoli moderne, en fine émulsion, au siphon, avec ses légumes des maraîchers et le poulpe de Méditerranée à goûter et à tremper avec une fine pince confiée à cet effet. C’est alors le grand moment du gambon écarlate (comme un singulier de gamberoni) avec citron Meyer, condiment acidulé au jus corsé, la tête déshydratée et aplatie comme une friandise croustillante. Superbe !
Puis vient le plat splendide, végétal et marin, avec la mariage de la fleur de courgette de Bonnieux renfermant une délicate farce de dorade royale aux airs de quenelle aérienne, additionné d’un bouillon de fleur de courgette et de courgettes en beignet. On est fin prêt, ensuite, à passer vers les douceurs avec la faisselle de chèvre de Goult avec fenouil sauvage glacé, puis c’est la légèreté d’une pêche pochée, avec granité verveine, sorbet basilic citron, amandes fraîches du jardin.
Il y a encore les jolies mignardises, madeleine romarin miel, moelleux à la noisette corse ou petits choux avec leur crème à la fleur d’orange. On n’oublie pas de louer une carte des vins avec ses pépites dans tous les vignobles, avec de grands noms rares comme Ramonet en Bourgogne ou le vertueux Derenoncourt côté Bordelais. Sans oublier les voisins immédiats de l’Ouviere au château les Eydins. Avant le doigt de chartreuse qui permet de trinquer dignement à la réussite de lieu hors normes.
On ajoute que les petits-déjeuners sont également un moment d’exception, avec le chèvre frais et l’huile d’olive du Luberon, plus le jambon et la coppa corses, le pain au levain et les brioches, le jus de pomme et le thé vert à la menthe, dans la simple beauté du jardin plantée de cyprès et d’oliviers. Un cocon aux airs de petit paradis.
















Un lieu exceptionnel pour un repas magique , un feu d’artifice de l’entrée au dessert
Bravo Chef
Une romance de douceurs…