Annecy : un artisan nommé Damien Decelle
« L’artisan », à l’entrée d’Annecy, face au lac, mais de l’autre côté de la route, lorsqu’on arrive de Sévrier, dans le quartier des Marquisats, c’est la maison de Damien Decelle. Ce jeune lyonnais de 33 ans qui a travaillé à la Rotonde à Salvagny où oeuvra le deux étoiles OPhilippe Gauvreau et que conseilla jadis Jacques Maximin, ainsi qu’à la Cour des Loges dans le vieux Saint-Jean, aux côtés étoilés d’Anthony Bonnet, a transformé une pizzeria anodine en maison de bouche intimiste où il peut accueillir 26 couverts dont huit au comptoir.
Pas de chichi dans l’assiette, mais des produits de première fraîcheur et de haute qualité, cuisinés avec une souveraine simplicité qui fait mouche à tout coup. Il y a cette préparation « autour du chou-fleur », avec carotte et orange, pomme de terre et cresson, ce maigre sauvage au chou et sarrasin, plus une émulsion aux herbes ou encore la canette des Dombes, bien tranchée, cuite bien rosée, flanquée d’une purée de betteraves et de carottes rôties.
On y ajoute l’agnolotti au fromage frais et citron confit, purée de champignons, topinambour, jus corsé, plus un fromage cuisiné comme le bleu de chèvre en crème avec pommes, baies roses et sarrasin, et, côté desserts, la tarte Tatin aux pommes avec shortbread, crème anglaise et verveine ou encore le Namelaka chocolat, plus gingembre, financier et pralinoise.
Et on boit là-dessus régional avec le blanc Petits grains (issu d’une complantation de six cépages : muscat à petits grains blancs, muscat rose, chasselas, chardonnay, floréal, pinot gris) de la Maison Jacqueline Père et Filles, comme la mondeuse d’Arbin cuvée 1952 de Fabien Trosset. Une table discrète à découvrir.












