Schwarzenberg : la simplicité bienveillante des frères Messmer
Le « Adler » de Schwarzenberg : la bonne table sympa des frères Messner. Félix et Florian ont investi avec talent et dynamisme cette splendide demeure de 1756 rénovée de fond en comble en 1990. La maison joue la simplicité bon enfant sans oublier l’hommage aux traditions d’Autriche, sous la houlette de Felix qui a travaillé chez les Reitbauer au trois étoiles Steireck à Vienne et à la Giggeler Stuba, deux étoiles, excusez du peu, à Oberlech. On peut déjeuner ou dîner en toute simplicité dans l’une des belles stuben à l’ancinenne ou au jardin sous les ombrages.
Le gravlax d’omble chevalier, concombre, gingembre et couscous séduit comme le tafelspitz (la pointe de culotte de bœuf) présenté dans son bouillon au raifort, avec ses exquises pommes sautées, ses feuilles épinards frais et sa compote de pommes au raifort, telle que l’aimait le gourmand chancelier Metternich, mais le dit « tafelspitz » est cuit fin en roulade, comme un pastrami, et non tranché épais à façon traditionnelle.
Il y a encore le sandre à la tomate avec son risotto de pâtes, le classique Wienerschnitzel, au veau ou porc, à la demande, au persil ou encore les spaetzle au fromage, oignon frit et ciboulette qui font des mets simples, mais pas simplets. Côté desserts, on hésite entre l’exquise tarte à la crème de citron et sorbet framboise ou le gourmand café glacé et avec sa crème fouettée.
Côté liquide, on se rafraichit avec la fort dessoiffante bière Egg à la pression ou encore le riche et boisé Blaufränkisch Ried Marienthal, 2019 d’Ernest Triebaumer à Rust dans le Burgenland sur les rives du Neusiedlersee. Prix sages et service avenant. Le Michelin Autriche ne s’est pas trompé en donnant un bib rouge à la maison.











