Café de la Cloche
« Lyon : la Cloche, un café à la Simenon »
À deux pas de la place Bellecour, le Café de la Cloche joue les machines à remonter le temps. Ici, rien ne semble avoir bougé depuis les années 1930 : boiseries patinées, banquettes fidèles, zinc qui a vu passer des générations de Lyonnais. On se croirait dans un roman de Simenon et on s’attend presque à voir surgir le commissaire Maigret, carnet en main, prêt à interroger les habitués entre deux volutes de fumée.
Le lieu vit au rythme tranquille de ses fidèles, entre cafés Folliet servis au comptoir et discussions feutrées. Le matin, on s’y attarde pour un noir serré ; à midi, la salle s’anime autour de repas simples et sincères, comme une cantine de quartier hors du temps. Ici, pas d’effet de mode : une cuisine de tradition ménagère, des assiettes sans chichi, et ce supplément d’âme que seuls les vrais cafés savent conserver.
Le Café de la Cloche n’est pas un décor – ne pas louper, à fond de salle, la fresque représentant l’ancien hôpital de la Charité, signée Vincent Callo -, c’est un morceau vivant de Lyon. Un de ces endroits rares où l’on vient autant pour l’ambiance que pour ce qu’il y a dans l’assiette. Et où, au fond, on espère toujours qu’une histoire s’écrive à la table d’à côté.











