Paris 8e : Christophe Leroy revient

Article du 5 février 2026

Christophe Leroy © GP

Comme le phénix, il renaît toujours de ses cendres. On l’attendait chez Renoma Gallery où il devait remettre dans le bons sens la « cuisine maison ». Il fut, un temps, au Monoprix des Champs-Elysées, signant un restaurant en pop’up, Mais Christophe Leroy qui fut le petit roi de Saint-Tropez au temps du Bistrot du Marché, après avoir œuvré à Gassin au domaine Bertaud-Bélieu et à la Messardière où il signa le repas de mariage de Johnny et Laeticia, fut présent à Paris à l’époque de sa Terrasse de l’hôtel Marignan, déchaîna les polémiques durant le confinement avec son « Leroy Business Club », fut à nouveau chez lui en organisateur de dîners privés à Saint-Tropez, n’est jamais à court de surprises et tourne toujours du côté des Champs-Elysées.

Foie gras © GP

Le voilà à nouveau parisien, rue Bassano dans le 8e, dans ce qui se nomma les Frisheurs, en lisière des Champs Elysées. Il y propose, dans un cadre de bistrot chic, avec comptoir, illustré de ses photos souvenirs ressuscitant le Saint-Tropez des années 1980 (mais pas seulement…), à l’enseigne de « Monsieur Bassano », la cuisine de tradition qu’il sait faire avec minutie avec de beaux produits rustiques et de luxe. Les escargots de Bourgogne joliment persillés, les langoustines vivantes servies avec leur mayo iodée, le foie gras de canard maison et son chutney, les tartines aux truffes jouxtent les coquilles saint-jacques au beurre d’herbes, les spaghetti au homard et la belle entrecôte normande.

Foie gras © GP

On se dit que le gars Christophe n’a pas perdu la main. Il sert encore un tarama ou une tapenade de qualité, comme un jambon bellota à fondre et les terrines de la ferme de son frère à Montpichon dans la Manche, comme un « simple » croque monsieur. Les accompagnements, tels la purée de pommes de terre et les penne gratinés aux truffes, ont de l’allure. Et les fromages affinés du marché Poncelet (brie et saint-marcellin) sont soignés. Les vins constituent de bonnes surprises comme le pouilly fumé des vignobles Berthier  ou le grand châteauneuf du Pape du château de la Nerthe.

Spaghetti au homard © GP

Avant d’achever sur une tequila vieille 1942, on craque sur les gourmands desserts comme ce gâteau au chocolat – clin d’œil au “gendarme de St Tropez” qu’il mit jadis à la mode, dans son bistrot du marché de la rue Clémenceau, avec son insert de crème brûlée, le crumble aux pommes, la glace vanille turbinée sauce caramel, l’ananas évidé avec ses fruits givrés, la crème brûlée à la crème crue d’Isigny, la crêpe au chocolat ou encore le baba au rhum de Cyril Lignac.

Saint jacques au beurre d’herbes © GP

Et comme un Christophe Leroy peut en cacher un autre, voilà qu’il s’apprête à reprendre, juste en face, dans la même rue, « Pleine Terre » de Jimmy Desrivières, qu’il doit transformer en steak house. Affaire à suivre…

Crêpe, gâteau au chocolat, baba © GP

Monsieur Bassano

22 Rue de Bassano
Paris 16e
Tél. 06 17 01 09 45
Carte : 55-95 €
Fermeture hebdo. : aucune.
Métro(s) proche(s) : Alma-Marceau, Iéna

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Publié le  5 février 2026 par

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