Je suis solognot mais je me soigne
Il est incollable sur l’histoire de sa région, la chasse, la pêche, les étangs, le rôle des rois (et de l’empereur Napoléon III) sur son expansion, de la gloire de Chambord à l’asséchement des marais. Dominique Labarrière, natif de Gien et demeuré fidèle à son micro-royaume ligérien, entre Sully et Villesavin, vante le brame des cerfs et la brume en automne, évoquant le braconnier mythique Raboliot, rendant hommage au passage à son créateur Maurice Genevoix. Confesse qu’il n’a pu lire « le Grand Meaulnes » d’Alain Fournier, qui évoque pourtant si joliment la Sologne autour d’Argent sur Sauldre, oubliant de citer au passage ADG, l’immortel auteur de Séries Noires, du « Grand Môme » à « Pour Venger Pépère ». Mais il n’omet pas de citer les photos du méconnu Georges Charpentier et les journées gourmandes de Romorantin. Passionné et informé, historique et partisan avec ferveur, son petit bréviaire solognot donne envie de redécouvir Nançay ou Souvigny, Brinon et le si beau château du Moulin à Lassa-sur-Croisne, de goûter une tarte chez les soeurs Tatin à Lamotte-Beuvron, de s’attabler chez les Clément au Lion d’Or et de prendre son temps entre deux étangs et tant de halliers secrets.
Je suis solognot mais je me soigne, de Dominique Labarrière (Héliopoles, 200 pages, 12 €)








