A la Source
« Rungis : l’avènement de Nicolas Sale »
Ce fut l’Arlésienne de Rungis qu’on attendait depuis trois ans avec patience. Le jeu en valait la chandelle. Voilà, désormais, au sein du MIN, flambant neuve et rutilante, la toute neuve table de Nicolas Sale. L’ex deux étoiles du Ritz et du Kilimandjaro à Courchevel, qu’on vit autrefois au M du Hyatt Regency Madeleine, puis au domaine du Castellet dans le Var, enfin aux Pêcheurs de Juan-les-Pins, est enfin chez lui dans un cadre somptueux, avec sa grande cuisine ouverte, qui évoque l’Atelier Robuchon première manière, ses belles tables de partage, son personnel de salle archi-souriant et plié en quatre, le tout au service d’une cuisiné néo-classique et évolutive, changée chaque jour, qui se récite au bouche à oreille.
C’est drôle, vif, culotté (comme ces oeufs mayo façon tamago au soja, un brin sucrés… mais il faut bien que la mode se faufile …) et ouvert aux meilleurs produits du moment. Nous sommes au « plus grand marché du monde » et, avec un public exigeant des gourmets et de fournisseurs, l’équipe de Nicolas, avec son adjoint aux fourneaux le jeune Paul Gueguan, ancien du Plaza-Athénée et du Peninsula, donne le meilleur d’elle-même.












