Le Rooftop au Royal Mansour Casablanca
« Casablanca : séducteur Rooftop »
La belle surprise du Royal Mansour de Casa ? Y retrouver la joyeuse équipe de Machneyuda, qu’on connaît à Paris chez Shabour, Tekes, Kapara, Shosha ou Boubalé, avec Assaf Granit et ses amis, comme Dan Yosha, avec le chef à demeure Marouane Talbi, qui propose ici des mets levantins et méditerranéens de haute tenue, avec des clins d’oeil à l’Asie, l’Italie, et à la tradition du Maghreb.
La vue, bien sûr, au 23e étage du palace, avec les toits de la ville, la grande mosquée, la mer en contrepoint, constituent, bien sûr, la première attraction du lieu. Mais la cuisine servie midi et soir ne démérite pas au contraire. On redécouvre les délices du pain kubaneh d’origine yéménite et la frena croustillante, avec ses condiments et zhoug (un pesto oriental avec piment, ail, coriandre). Mais aussi les exquis « vapeurs collection », sorte de raviolis chinois revus, délicieusement à la sauce orientale.
Coups de chapeau au Long Xia (homard et coquilles St Jacques, zestes de citron vert, ciboulette), au Golden Dim Sum (avec maïs, haloumi, Hawaij), Cyrius le Grand (shabzi – poudre d’oignon, citron moulu, persil, fécule de mais, ail, sucre, poivre, sumac- , avec épinards et herbes, miel et citron perse) ou encore au Dushprlla (agneau haché et makhlouta) qui forment des délices exotiques de haute tenue et de grande finesse.
Il y a encore l’aubergine dite 1 2 3, avec tahini noir, la pâte de sésame, le jaune d’œuf séché, framboises, pistaches, salade d’herbes, beurre noisette, puis la « casa blanco, jeu de mots signant un ceviche de poisson avec concombre, pomme verte, piment vert, sauce ajo blanco., mais aussi le « poulpe houmous » qui renouvelle la purée de pois chiches avec poulpe grillé, chimichurri, sauce soja, pois chiches évidemment et persil. Du sur mesure !
Et on embraye sur le fameux poulet Messakhen (effiloché de poulet et sumac, avec crêpe au curcuma, yaourt amba, légumes confits, herbes fraîches) ou encore la shawarma aux fruits de mer, mariant calamars, poulpe, crevettes, oignons caramélisés, sauce tatziki, pain pita. Sans omettre la polenta avec parmesan, asperges, champignons, lamelles de truffe noire qui ne manque pas de tonus.
Les desserts? On retrouve ici encore le style Granit avec la « Béni Mousse », mariant mousse chocolat, huile d’olive et fleur de sel, l’Aladdin, glace au tahini (pâte de sésame), crème de labneh, coulis de fruits rouges, sirop de thé au jasmin, meringue ou encore le cheese cake de labneh, avec poudre de citron perse, compotée de myrtilles fraîches. Sur cette cuisine épicée et séductrice, on fait valser les grands rouges du nouveau Maroc.
Le plantureux Clos Hermitage du domaine des Trois Cavaliers issu de surah, produit à Berkane au nord-est du Maroc, l’Epicuria, cabernet-sauvignon AOC Guerrouane ou l’Amal rouge (tempranillo, syrah plus cabernet-sauvignon) du domaine Amal, issu du plateau du Zaër proche de Rabat, le tout vanté par un duo de sommeliers au fait de son sujet. Voilà une belle table qui colle avec séduction au « Casa » moderne.















