La Cave
« Saverne : tous à la Cave ! »
Le lieu vous le connaissez: c’était la Cave Profonde, un café banal de bord de quai, pile face au canal de la Marne au Rhin. Il a été revu en un bistrot convivial, drôle et gourmand sous la gouverne de Christian Matt et Sébastien Schmitt, le duo du Clos, qui y ont apposé leur marque de gourmands voyageurs. Toute une théorie de jolis vins au verre, choisis par le premier, accompagnent les mets à la carte et l’ardoise, imaginés par le second, passé jadis chez Emile Jung au Crocodile, au Cerf à Marlenheim, chez le regretté cousin Georges Schmitt au Soldat de l’An II à Phalsbourg, et qui tint la Carpe d’Or savernoise avant le Clos de la Garenne, devenu le Clos, sur le chemin du Haut du Barr.
Ce qui vous attend là? D’abord une ambiance de copains gourmets et gourmands – ce qui n’est pas forcément la même chose -, sous la houlette du malicieux Olivier, qu’on vit jadis à la Taverne Katz et qui relaye Sébastien au braséro, plus un décor de rade à l’ancienne avec ses vieilles plaques de pub’ au mur, un grand comptoir avec ses tireuses de bière, ses tables en bois sans chichi, plus sa cabane à réserver au dehors pour l’hiver. Et puis ces plats qui jouent la street-food à l’alsacienne, pratiquant le modernisme d’aujourd’hui mêlé à la tradition régionale d’avant hier.
Des exemples affriolants ? Les tartes flambées craquantes et extra-fines, servies sur mini-planchettes, son « chien marrant », variante du « hot dog » autrement dit un « chien chaud » à l’alsacienne avec cervelas, lard et choucroute, les « knackrolls » avec knacks, pâte à bretzel, choucroute, graines de moutardes, le hareng à la crème avec sa jolie salade relevée d’une vinaigrette au Maggi et au Melfor, les röstis au saumon ou encore les mêmes röstis mais au hamburger, avec lard et œuf à cheval. Bref, des mets ludiques, mais mitonnés avec sérieux, rigueur et amour.
Les pâtisseries sont dans le ton (gourmande tarte aux pommes ou fondante tarte aux myrtilles), et le choix de vins fait la part belle au bio comme aux domaines alsaciens en devenir. Avec, par exemple, le gewurztraminer sans étalement ou le fruité et vif pinot noir de chez Vincent Stoeffler à Barr qui se sifflent à l’aise. Tous à la Cave !













