Le Cornichon
« Paris 11e : un Cornichon tendance »
Le dernier spot gourmando-branché du 11e : un ancien bar PMU gardé dans son jus avec son néon années 1950, son grand comptoir en Formica, son service gentil tout plein et qui débute. En cuisine, un ancien de chez Jean-François Piège et de David Toutain, Bertrand Chauveau, qui fait ce qu’il peut pour faire plaisir à tous. Bref, il assure, même s’il est parfois dépassé par le fort nombre de couverts. Il peut y avoir un manque d’assaisonnement (pas de sel dans la terrine), une sous-cuisson (les frites genre pommes allumettes vite froides), un rien de fadeur ici ou là (comme le foie gras du Rossini qui a surtout le goût de sa sauce).
Reste que l’ensemble se tient. Et l’on pardonne les tables simplettes nappées de papier et les serviettes du même tonneau, le brouhaha incessant, le service du vin rouge apporté un peu chaud. Le lieu est prometteur, le petit menu du déjeuner un cadeau (même si la carte dite « des habitués » est surtout de mets de prix et à partager) et tout le monde semble ravi du lieu comme des assettes qui virevoltent et changent chaque jour.
Le jour de notre venue, les navets dits « à la dieppoise » (en fait une mayo façon vitello tonnato), la terrine de cochon aux foies de volaille (sans sel, on l’a dit) servie avec son cornichon sur le dessus, l’émincé de poulet aux blettes, le filet de bœuf Rossini (moyen) et les frites (sous cuites) à à la graisse de bœuf, avant la petite crème renversée très vanillée et la robuste (et gourmande) crème glacée banana split, chantilly et chouchou faisaient gentiment plaisir.
On ajoute, au verre, le frais vouvray clos Therrière et le joli côtes du Rhône « petit ours » de Matthieu Barret. Mais, de grâce, qu’on serve frais ce dernier !












