Brasserie des Châteaux
« Saverne/Monswiller : l’exquise brasserie de Nicolas Noël »
Nicolas Noël ? On a connu à Sarrebourg, ce natif de Sarre-Union, alors qu’il gérait la table de l’hôtel des Cèdres, mué en Ibis Style. La table existe toujours, même si elle changera sans doute de mains et de style. Pour l’heure, le gars Nicolas met tout son talent, qui est grand, au service d’une brasserie pour tous avec ses propositions simples, son menu du jour à 16,50 €, sa carte de vins à tarif sage, usant notamment du savoir-faire et des références encyclopédiques de la cave contigüe (le Roi des vins).
On rappelle que cet ex-second de Georges Schmitt, qui a travaillé dix ans au Soldat de l’An II à Phalsbourg en deux temps (une fois sept une fois trois), formé chez Mathis traiteur à Sarrebourg, à l’Auberge de la Forêt à Lettenbach, chez Nicole Risch, puis passé en Italie chez le deux étoiles Sadler à Milan, sans omettre Tonino Grazziano, qui fut, au Mulinazzo, le deux étoiles sicilien près de Palerme,
On comprendra donc que, même si le lieu paraît banal sous ses airs tendance et contemporains, et le propos sans ambition apparente, son sens des cuissons et des assaisonnements précis et fins fait ici merveille. On trouve là le coup du pouce du maestro jouant la simplicité en majesté. On se régale ici avec sa fraîche salade vosgienne avec laitue, oeufs et lardons, plus vinaigrette au raifort, la tomate/mozzarella fraîche, fine et de saison et les lasagne maison rappelant que Nicolas a travaillé en Italie.
On y ajoute un registre de belles viandes (tartare, entrecôte et côte de boeuf), plus le filet de bar. avec compotée de fenouil, pommes grenailles, beurre blanc et, côté douceurs, la tarte aux pommes façon streussel avec sa glace vanille et sa traditionnelle dame blanche avec sa sauce chocolat fondante. Le choix de vin ne déçoit guère et l’Alsace au verre et en flacons jouent les vedettes, même si les bourgognes de qualité à petits prix (un auxey-duresses à moins de 40 €) sont également au rendez-vous.












