L'Européen
« Paris 12e : retour à l’Européen »
Un retour à Paris, pile face à la Gare de Lyon, au pied d’un bel immeuble haussmannien, dans une brasserie au charme années 1960 avec son décor néo-1900 signé Slavik, ses banquettes de moleskine, ses luminaires Art nouveau, son long bar, son service à l’ancienne : nous sommes, bien sûr, à l’Européen, tenu avec sérieux par les Joulie (le Congrès, l’Auberge Dab, chez André, le Mouton Blanc, Sébillon, Chartier, le Boeuf Coiuronné, le Wepler et quelques autres…).
Il ne se démode guère. Au programme: du bon, du sûr, de l’éprouvé, avec un rapport quaité/prix sans faille. Banc de fruits de mer imparable et belles viandes de toutes sortes : voilà les spécialités maison. Mais pas seulement. Il y a le saumon gravlax, les tomates/burrata, l’aubergine sauce vierge, et puis les creuses d’Utah Beach en Normandie et celles de Joël Dupuch au Cap-Ferret, sans omettre les plates fines, exquises et noisetées de la Côte des Menhirs à Crac’h en Morbihan.
On y ajoute ma sole meunière, la raie au beurre noisette, l’entrecôte béarnaise, le splendide onglet de boeuf (à 22 €, on l’a vu l’autre jour à 30 € au Vieux Comptoir) à l’échalote, servi avec ses frites fraîches, et ces desserts d’enfance qui ont nom oeufs à la neige, profiteroles au chocolat et café liégeois. On y ajoute des vins de soif en parfait accord comme le riesling minéral de Klipfel à Barr, parfait sur les huîtres, ou le gouleyant Juliénas cuvée Jules César de Jacques Depagneux gouleyant et fruité à l’envi. Bon retour à Paris!












Une vraie cata. Autrefois mon resto favori avant de prendre le train, j’ai décidé de ne plus y aller. Service et qualité ne sont plus ce qu’ils étaient. Triste de voir la décadence de ce lieu un peu mythique, devenu une brasserie bas de gamme. De quoi vous faire aimer le Train Bleu en face, qui n’est guère mieux.