OMA au Château des Fleurs
« Paris 8e : les fantaisies franco-coréennes de OMA »
Elle est parisienne depuis près d’un quart de siècle, fut architecte d’intérieur avant de devenir cuisinièrte et cheffe pâtronne de OMA rue Rodier dans le 9e. Elle a accepté la proposition du magnat de la brasserie et hôtelier (au Vernet tout voisin, au Vigny, au Balzac, au Saint-James) de s’installer dans le nouvel hôtel de luxe et de charme de ce dernier.
Le lieu ne manque pas de chic singulier, designé par le cabinet d’architecte barcelonais Quintana Partners avec sophistication, chaleur et raffinement, donnant le sentiment d’être là dans une maison amie. Le registre ? Coréen, certes, mais avec une tonalité un brin française.
Fermentation, piment, condiment, mais aussi crème (et pas seulement dans les délicieux desserts!) se lient pour composer une musique réconfortante. Le nom du lieu (« Oma ») signifie maman en coréen. Et l’exquise Ji-Hye Park montre l’étendue de son talent et de ses idées à travers un nenu qui se renouvelle et des mets chatoyants, légers, séducteurs, bien condimentés.
O-Mouk ou « fish cake », avec mayonnaise wasabi et tagette, ceviche de bar, ponzu, citron, huile de sésame, radis marinés, sarrasin, citron confit, mélisse citron , exquis oignons rôtis avec crème de gorgonzola, parmesan, réduction balsamique au miel, pistaches torréfiées ou encore saumon aux agrumes, baies roses, noix de cajou, cébettes font des entrées chic et choc.
On y ajoute le riz OMA avec paleron de bœuf, œuf mollet, algue, radis mariné, sésame
le Mulhue , composé de poissons crus, légumes, bouillon glacé pimenté ou encore magret de canard,
avec yuzu-kosho, pousse de wasabi, pickles de radis, millefeuille de pommes de terre ne manquent pas de caractère.
On y ajoute le rituel kimchi, chou fermenté, qui est « la choucroute coréenne ». Puis les exquises douceurs comme la tarte au citron, avec crème de citron, meringue, crumble citronné, basilic thaï, le « Mont-Blanc », signé Angelina, propriété du groupe Bertrand, et enfin l’aérien et craquant gâteau au chocolat qui permettent de terminer en beauté.
Là-dessus, on boit des rouges fruités qui s’harmonisent avec les épices comme le chinon château du Petit-Thouars les Georges 2020 ou encore le crozes-hermitage cuvée L de Laurent Combier. Une adresse à suivre …















