Château de Grignan
« Grignan : ne loupez pas le château ! »
Elle aimait ce château « très beau et très magnifique avec sa terrasse immense qui porte une vue belle et triomphale sur le Ventoux et les Alpilles ». Et de fait, la vue est intacte sur le paysage des champs de lavande, du proche plateau de Clansayes et du beau paysage du Tricastin, cette Toscane française.
La Marquise de Sévigné, c’est bien dont il est question ici, vécut quatre ans durant, durant trois longs séjours, chez sa fille Françoise-Marguerite Adhémar de Monteil de Grignan, à qui elle écrivit de nombreuses lettres depuis Paris. Elle a beaucoup pour la gloire de cette forteresse du XIIIe devenu une demeure aristocratique fort plaisante à partir de la Renaissance.
Démantelé à la Révolution puis reconstruit au début du XXe siècle, le château de Grignan appartient depuis 1979 au département de la Drôme qui poursuit un large programme de restauration et d’acquisitions. Classé monument historique depuis 1993, labellisé musée de France, il offre désormais aux visiteurs de précieux témoignages sur l’art de vivre à différentes époques.
Sa vaste terrasse, ses salles d’apparat, ses nobles tableaux, son cabinet d’écriture où l’on imagine la marquise Marie de Rabutin-Chantal penchée sur ses feuilles d’écriture, plus la la collégiale Saint-Sauveur qui abrite sa dernière demeure : voilà ce qui ne doit pas se louper lors d’une visite appliquée à ce Versailles provençal, qui cousine un tantinet, par ses grâces Renaissance ou néo, avec celles, royales, de Saint-Germain-de-Laye. Le tout épinglé sur un piton rocheux dominant le beau village drômois de Grignan.












