Albaret-Sainte-Marie : retour à Orfeuillette
Un château en Lozère, en lisière de l’Aubrac et du Gévaudan, en ligne de mire sur les monts de la Margeride, dont Théophile Roussel, homme politique, médecin, humaniste, protecteur de l’enfance, fit un lieu majestueux avec ses recoins avec ses vitraux, ses salons, ses vastes cheminées dessinant le jardin paysager. Ce fut là, dès le XVe siècle un relais de chasse, mué peu à peu en demeure seigneuriale avec ses tours, sa façade grise, son parc de 12 ha. A deux pas de la sortie 32 de l’A75 qui relie Montpellier au Puy-en-Velay et à Clermont-Ferrand, bref au milieu de nulle part et près de tout, voilà un château dans son domaine.
Christophe Brunel, dont la famille possédait le Rocher Blanc, établi au village de LaGarde, depuis 1904, a rénové le lieu avec un soin constant, imaginant des chambres et suites à thème, entre baroque, glamour et romantisme, salons insolites dans les tours, salles de bain avec jacuzzi, mobilier moderne et cheminées sur le mode Art nouveau, liant ancien et contemporain avec habileté. Le salon de réception dans les tons blancs surprend, avec une note de gaieté insolite. On peut se promener, profiter des bois et de la rivière. Mais aussi prendre la mesure du paysage alentour.
Déjeuner non loin dans un buron, sur le plateau de l’Aubrac, rendre visite aux vieux villages de Nasbinals et Saint-Urcize, filer, côté Cantal, vers le barrage et le belvédère de Grandval, ne pas louper le viaduc de Garabit, chef d’oeuvre signé Eiffel et datant des années 1880. Avec sa belle table, dite le Théophile, dont on reparlera et son annexe du Rocher Blanc, face à laquelle la Grange à Bulles, avec sa piscine intérieure et ses salles de massage ou de relaxation, voilà une belle étape lozérienne qui donne à redécouvrir un coin de la Belle France presque oubliée.











